Ben disons que le ressort est fatigué veut dire qu’il s’est déformé hors de sa zone d’élasticité. C'est-à-dire que les spires se sont tordues et ne reviennent plus à leur cote d’origine. On peut continuer dans la zone non élastique de vriller l’acier du ressort jusqu’au moment où l’on va atteindre le point de cassure de l’acier. (Je ne sais plus comment cela s’appelle)
Le boudin caoutchouc va permettre de « bloquer » une spire et demie du ressort en position comme si le ressort était à vide. Seuls les spires non bloquées par le caoutchouc vont donc travailler.
Ceux-ci vont subir les mêmes efforts de compression avant et après montage du dispositif. A la seule différence que la ils ne sont plus que X-1,5 spires à subir ces efforts. Donc on réparti les efforts sur seulement ces X-1,5 spires. C’est certain qu’ils vont fatiguer plus vite puisqu’on leur demande, à ces quelques spires restantes, d’assumer la totalité des efforts . C’est certain que les déformations vont peut-être sortir de la zone élastique de l’acier et qu’on s’approche du point critique de casse du ressort. Faut surveiller l’affaissement du véhicule.
Ce dispositif permet de faire durer les ressorts encore quelques milliers de km mais il faudra de toute façon envisager de les remplacer.
Autre avantage du système. Il permet de rééquilibrer un peu la répartition des masses.
Imaginons les ressorts arrières complètement comprimés, alors ton véhicule se retrouve nez en l’air avec un certain angle par rapport au sol. Disons un angle alpha.
La force exercée sur les ressorts arrières est égale à, si je ne me trompe pas :
F=Racine(Faxe²+(Faxe x sin(alpha))²)
Avec :
F= force exercée sur les ressorts arrières
Faxe= force exercée sur les ressorts arrières si le véhicule était bien à plat
Alpha l’angle fait pas le châssis du véhicule par rapport au sol
En faisant le calcul vous voyez qu’en fonction de l’angle, la force supportée par les ressorts augmente suivant l’angle.
Admettons par exemple que le timon plus le poids de tout ce qu’il y a dans le coffre exercent un poids de 1000kg sur les ressorts arrières si le véhicule était doté de ressorts neufs et que celui-ci se trouve à l’horizontal.
Admettons que l’angle formé par le châssis du véhicule soit de PI/8= 22° par rapport au sol. (C’est déjà un véhicule qui traine bien du cul .)
On retrouve avec le calcul 1071kg qui s’appliquent maintenant sur les ressorts arrières. Soit environ 7% de poids en plus sur les ressorts entre avant et après.
Le dispositif arrive à redresser l’assiette du véhicule aura donc un tout petit peu soulagé l’arrière et rééquilibré la répartition des masses entre le pont avant et arrière. Ce n’est pas énorme mais peut-être pas négligeable.
C’est un bon dispositif pour se dépanner, pour faire encore quelques milliers de km avant de devoir de toute façon remplacer les ressorts. Non ?
Une autre idée du même style, serait de trouver ce caoutchouc suffisamment long pour s’enrouler sur toutes les spires du ressort tout en ayant quand même une certaine souplesse dans l’écrasement. Là on réparti à nouveau tout le travail entre toutes les spires et le dispositif prend en charge une partie des efforts. Là on est bon, on soulage toutes les spires. Mais faut trouver un dispositif suffisamment souple pour qu’il ne transforme pas le ressort en un bloc qui ne se déforme plus. Ce serait équivalent à rajouter un deuxième ressort dans l’âme du premier. Ca c’est certainement mieux mais certainement bien plus pénible à installer ou encore à monter.
A plus
Vincent