Moto, 4X4 et quads de loisirs exaspèrent les défenseurs de l
Posté : ven. août 22, 2003 7:54 am
Moto, 4X4 et quads de loisirs exaspèrent les défenseurs de la nature
LYON (AFP) - Les véhicules 4X4 tout-terrain, qui tiennent actuellement salon à Val d'Isère (Savoie), les motos et les quads s'efforcent de quitter le macadam pour les chemins de terre, au grand dam des défenseurs de la nature et alors que la loi leur interdit l'accès aux espaces naturels.
"Les amateurs de tout-terrain recherchent par définition des coins de nature un peu sauvage", souligne Michel Lambrech, responsable de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en Savoie.
"Ils n'hésitent pas à rouler sur des prairies d'altitude qui mettent une dizaine d'années à se reconstituer après leur passage, ou dans des tourbières, qui ont du mal à cicatriser et peuvent garder l'empreinte des roues plusieurs années", regrette-t-il.
"Pour certains conducteurs, la campagne est un immense terrain de cross, concède Hervé Gaillard, rédacteur en chef du Journal du quad sur internet, qui souligne cependant le développement ces dernières années d'"une certaine philosophie de la randonnée respectueuse de la nature".
Si des contrôles peuvent être effectués par les gendarmes, les agents de l'ONCFS, des douanes, de l'Office national des forêts (ONF) et du conseil supérieur de la pêche, aucun de ces corps n'a pour mission principale de faire appliquer la législation sur les espaces naturels.
Finalement, "seule une toute petite frange des gens en infraction sont verbalisés", regrette Olivier Roulier, vice-président en Savoie de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), qui se porte partie civile dès qu'un engin est verbalisé, afin d'obtenir la publication du jugement et d'informer ceux qui seraient tentés de suivre cet exemple.
Certaines communes tentent de dissuader d'éventuels contrevenants. A Saint-Martin d'Uriage (Isère), près de Grenoble, des panneaux à l'entrée des chemins et routes de terre signalent que "la circulation de tous les engins à moteur est interdite dans les forêts communales", par ailleurs très fréquentées par les randonneurs.
Mais ces arrêtés municipaux sont "inapplicables", soupire Jeannine Creissels, maire sans étiquette de Saint-Martin d'Uriage. "J'ai interdit la circulation de loisir sur un magnifique chemin d'exploitation situé sur une crête, qui attire de nombreux quads et motos, mais rien n'y fait et ce ne sont pas nos quatre policiers municipaux qui vont surveiller les 3.600 ha de la commune", explique-t-elle.
"J'envisage de faire mettre des barrières, mais comment trouver des barrières qui ne gênent pas les agriculteurs tout en étant efficaces contre les véhicules de loisirs?", s'interroge-t-elle.
Dans le massif de Belledonne, le maire de la station de ski de Chamrousse a préféré encadrer plutôt qu'interdire totalement ces activités.
"Il y a une demande et comme l'on dit +pour interdire il faut autoriser un peu+", explique Jacques Guillot. Après enquête publique, un circuit de moto-neige "d'initiation", organisé par un professionnel louant des moto-neiges, a été autorisé en hiver, sur le domaine skiable.
"Une randonnée, sous la direction du professionnel, est également autorisée, sur un parcours déterminé et dans un créneau horaire fixe (entre 17H00 et 22H00, après la fermeture du domaine skiable). Des sanctions sont prévues en cas de débordement", précise M. Guillot. "Il n'est pas question que les gens viennent avec leur propre moto-neige", ajoute-t-il. Et les pâturages sont interdits l'été à tous les véhicules de loisirs.
"En attendant une circulaire aussi claire que celle limitant strictement l'usage des moto-neiges en France, nous essayons de rappeler aux utilisateurs de quads, 4X4 et moto-cross que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", conclut Olivier Roulier.
Article de l'AFP lu sur fr.news.yahoo.com
Je vous laisse le soin de commenter.....
LYON (AFP) - Les véhicules 4X4 tout-terrain, qui tiennent actuellement salon à Val d'Isère (Savoie), les motos et les quads s'efforcent de quitter le macadam pour les chemins de terre, au grand dam des défenseurs de la nature et alors que la loi leur interdit l'accès aux espaces naturels.
"Les amateurs de tout-terrain recherchent par définition des coins de nature un peu sauvage", souligne Michel Lambrech, responsable de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en Savoie.
"Ils n'hésitent pas à rouler sur des prairies d'altitude qui mettent une dizaine d'années à se reconstituer après leur passage, ou dans des tourbières, qui ont du mal à cicatriser et peuvent garder l'empreinte des roues plusieurs années", regrette-t-il.
"Pour certains conducteurs, la campagne est un immense terrain de cross, concède Hervé Gaillard, rédacteur en chef du Journal du quad sur internet, qui souligne cependant le développement ces dernières années d'"une certaine philosophie de la randonnée respectueuse de la nature".
Si des contrôles peuvent être effectués par les gendarmes, les agents de l'ONCFS, des douanes, de l'Office national des forêts (ONF) et du conseil supérieur de la pêche, aucun de ces corps n'a pour mission principale de faire appliquer la législation sur les espaces naturels.
Finalement, "seule une toute petite frange des gens en infraction sont verbalisés", regrette Olivier Roulier, vice-président en Savoie de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), qui se porte partie civile dès qu'un engin est verbalisé, afin d'obtenir la publication du jugement et d'informer ceux qui seraient tentés de suivre cet exemple.
Certaines communes tentent de dissuader d'éventuels contrevenants. A Saint-Martin d'Uriage (Isère), près de Grenoble, des panneaux à l'entrée des chemins et routes de terre signalent que "la circulation de tous les engins à moteur est interdite dans les forêts communales", par ailleurs très fréquentées par les randonneurs.
Mais ces arrêtés municipaux sont "inapplicables", soupire Jeannine Creissels, maire sans étiquette de Saint-Martin d'Uriage. "J'ai interdit la circulation de loisir sur un magnifique chemin d'exploitation situé sur une crête, qui attire de nombreux quads et motos, mais rien n'y fait et ce ne sont pas nos quatre policiers municipaux qui vont surveiller les 3.600 ha de la commune", explique-t-elle.
"J'envisage de faire mettre des barrières, mais comment trouver des barrières qui ne gênent pas les agriculteurs tout en étant efficaces contre les véhicules de loisirs?", s'interroge-t-elle.
Dans le massif de Belledonne, le maire de la station de ski de Chamrousse a préféré encadrer plutôt qu'interdire totalement ces activités.
"Il y a une demande et comme l'on dit +pour interdire il faut autoriser un peu+", explique Jacques Guillot. Après enquête publique, un circuit de moto-neige "d'initiation", organisé par un professionnel louant des moto-neiges, a été autorisé en hiver, sur le domaine skiable.
"Une randonnée, sous la direction du professionnel, est également autorisée, sur un parcours déterminé et dans un créneau horaire fixe (entre 17H00 et 22H00, après la fermeture du domaine skiable). Des sanctions sont prévues en cas de débordement", précise M. Guillot. "Il n'est pas question que les gens viennent avec leur propre moto-neige", ajoute-t-il. Et les pâturages sont interdits l'été à tous les véhicules de loisirs.
"En attendant une circulaire aussi claire que celle limitant strictement l'usage des moto-neiges en France, nous essayons de rappeler aux utilisateurs de quads, 4X4 et moto-cross que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", conclut Olivier Roulier.
Article de l'AFP lu sur fr.news.yahoo.com
Je vous laisse le soin de commenter.....