vincent sch a écrit :Merci pour vos retours
Déjà faut savoir pourquoi j’ai eu un retard sur la périodicité de ma vidange. J’ai fait bien plus de kilomètres au Portugal que ce que je pensais. En moyenne je faisais environ 400km/jours donc je pense que le moteur était à la bonne température pour évacuer le gasoil qui se serait dilué dans l’huile.
Question : Quel est le niveau de dilution de gasoil acceptable dans l’huile moteur ? Je suppose qu’une huile qui a fait énormément de kilomètres voit naturellement la viscosité baisser avec le temps , non ?
J’oserai avancer une hypothèse, avec le temps, les chaines carbonées de l’huile moteur se cassent sous l’effet mécanique combiné aux effets de la chaleur à évacuer. En cassant ces chaines carbonées j’obtiens un produit qui diminue en viscosité, non ? J’ai toujours l’impression que l’huile que je vidange est plus fluide que la nouvelle. Je me demande s’il n’existe pas une relation entre la longueur des chaines carbonées et la viscosité des produits ?
Question quantité, je sors un peu moins que ce que je rentre. Je ne me suis jamais amusé à mesuré la quantité exacte d’huile sortie à la vidange mais ça doit être de l’ordre de 0,5 à 0,8L de moins et cela sans jamais faire d’appoint entre les vidanges. Je surveille le niveau, il baisse mais ne passe jamais sous le seuil bas.
L’idée des billes dans 3 fioles d’huile moteur peuvent être intéressant mais encore faudrait il que je sache quel est le niveau de dilution qui semble normal.
Je vais faire une mesure de compression le weekend prochain. Mais la mesure sera faite avec une huile moteur neuve. Bon, au moins je pourrai comparer avec la valeur intiale lorsque j’avais reconstruit le véhicule.
A plus
Vincent
taux de dilution normal 0%
La Dilution par le diesel
Les démarrages fréquents du moteur, la marche au ralenti et la conduite en condition de froid peuvent mener à des problèmes légers de dilution.
Une dilution sévère (excédant 2%) est associée à une fuite, un problème d’injecteur ou une combustion incomplète. Ces problèmes ne se règle pas par un simple changement d’huile.
Certaines références soutiennent que 0,36% de la consommation de carburant se retrouvent dans le carter d’huile. Les problèmes associés à la dilution sont :
La dilution par le diesel dans des conditions d’opération par temps froid peut causer le glaçage des cylindres. Au démarrage ceci aura comme résultat une basse pression, et une mauvaise lubrification.
Le diesel contient des aromatiques non-saturé, qui sont des pro-oxydants, une fois dilué dans l’huile, ceci causera la chute de l’alcalinité (TBN), un épaississement de l’huile par l’oxydation, des dépôts et une mauvaise lubrification.
La dilution peut faire chuter la viscosité de l’huile de disons, une 15W40 à une 5W20. Ce qui aura comme effet d’amincir le film de protection, résultant en une usure prématuré des zones de combustion (piston, segment, chemise) et une usure des roulements.
La dilution causée par un injecteur défectueux occasionne un « lavage » de l’huile sur les parois du cylindre ce qui accélère l’usure du piston, segments et chemise. Cela cause aussi un brulage de l’huile plus important.
Une dilution sévère dilue la concentration des additifs et du fait leurs efficacités.
le taux max avant détérioration pour un diesel est de 5%