Faites un petit effort messieurs les grands sceptiques et petits detracteurs

En a peine 2 minutes de recherche :
L'inventeur
Paul Pantone né en 1950 à Detroit, est un inventeur américain qui a déposé un brevet international n° US005794601A1 pour son "processeur multi-carburants Geet", il a travaillé seul et sans l'aide ou le soutien d'industriels, ni de scientifiques reconnus. Craignant que son travail soit étouffé (les partisans de Pantone pensent qu'il y a un complot à son égard), il a voulu le rendre libre et public en rendant accessible tous les plans de son invention, sans en revanche publier d'article scientifique expliquant l'origine des améliorations qu'il revendique.
Paul Pantone a été incarcéré pendant 2 semaines le 21 août 2005 à cause de clients peu satisfaits, condamné pour escroquerie.[3] Les partisans de Paul Pantone attribuent cette incarcération, tout comme l'insuccès industriel du dispositif, à un complot des lobbies pétroliers et des États contre Paul Pantone.
Même les expérimentateurs du système, comme Christophe Martz, reconnaissent que les explications de Paul Pantone ne collent pas avec les mesures (il n'y a aucune trace d'hydrogène libre dans le système). Quel que soit la validité du montage, Pantone est considèré comme un charlatan en ce qui concerne les explications qu'il donne.
Principe
Conçu initialement comme un préchauffage des gaz d'admission par récupération de la chaleur des gaz d'échappement, le procédé Pantone aurait, selon ses partisans, les effets suivants : l'augmentation de la volatilité des gaz d'admission, une réduction de consommation des carburants conventionnels, une réduction des émissions polluantes, et la possibilité d'utilisation de carburants alternatifs et/ou d'ajout d'eau.
Cela en ferait un moteur à eau, mais dans un sens qui n'aurait rien à voir avec le moteur à hydrogène à proprement parler.
Analyse scientifique
Les procédés de combustion en phase humide, auxquels s'apparente vaguement le procédé Pantone, sont des procédés qui ont été étudiés et qui peuvent apporter certains avantages sur le plan du rendement : l'excès d'humidité au départ permet d'atteindre plus facilement le point de rosée et donc d'avoir davantage d'eau liquide dans les gaz d'échappement (ce qui signifie que l'on récupère une partie de la chaleur latente d'évaporation). Les chaudières à condensation appliquent ce genre de procédé et il existe aussi des turbines à gaz où de l'eau est injectée en même temps que le carburant dans la chambre de combustion (cycle STIG et cycle HAT). Une chaudière à condensation récupère l'énergie obtenue quand l'eau se recondense, passant de la phase vapeur à la phase liquide. C'est là la différence entre le pouvoir calorifique inférieur (PCI) et le pouvoir calorifique supérieur (PCS).
Ce procédé est cependant particulièrement délicat à réaliser dans des moteurs à explosion car ceux-ci réalisent compression, combustion et détente dans la même chambre. Le procédé Pantone induit le réchauffage et l'injection d'eau avant la compression, diminuant de cette façon le rendement mécanique de celle-ci, puisque suivant le deuxième principe de la thermodynamique le rendement diminue quand la température des gaz de refroidissement augmente. De plus il apparaît que ce réchauffage fait chuter le taux de remplissage des cylindres (un même volume d'air chaud contient beaucoup moins d'oxygène que ce même volume froid), ce qui entraîne une puissance mécanique moindre.
Avec le système Pantone de base, l'amélioration du rendement n'a pas été démontrée, les expérimentateurs notent une diminution de la pollution atmosphérique (les impuretés allant semble-t-il dans l'eau rejetée dans le cas de l'utilisation d'un bulleur). Donc la pollution n'est pas réduite, elle est seulement "déplacée".
Les tests de l'École des Mines
Le moteur Pantone a été choisi comme sujet d'étude par un groupe d'élèves de l'École des Mines de Douai [4]. Leur meilleur résultat a été une diminution de la consommation en carburant de 18,6%, mais avec une diminution du couple de 25%. Encore ce résultat est-il obtenu en optimisant le montage pour une plage d'utilisation précise, donc ne permet pas de conclusion sur une utilisation réelle. Le résultat est donc plus mauvais qu'un bridage.
En modifiant les réglages, le couple normal est obtenu avec la faible consommation, mais le moteur devient instable, et il est donc impossible de le commander. Un tel réglage est exclu en-dehors du banc d'essai.
Concernant la pollution, elle est, contre les attentes, augmentée, quoique les expérimentateurs pensent qu'il peut s'agir de mesures dans des conditions différentes.
L' expérimentation sur 5700 Km
Un expérimentateur du System G [5], a parcouru 5725 km pour ammener a titre Humanitaire une 505 en Mauritanie. Ses résultat de consommation son les suivants:
334 litres de GO pour 5558 Km
soit 6 L /100km en moyenne, sur un parcours comprenant :
autoroute/villes/plaines / montagnes 1600 alt/sable
Il est intéressant de comparer ces résultats avec les consommations conventionnelles fournies dans le manuel Peugeot de cette voiture, qui indique :
Circuit urbain : 10.9 L /100 km Vitesse stabilisée à 90km : 8 l/ 100 km A 120km : 10.4 l/ 100 km
Mise en œuvre
Le système s'applique pour tout moteur thermique (moteur de tondeuse et motoculteur 4 temps, moteurs de voiture et camion à essence ou diesel, groupe électrogène, chaudière de chauffage central à fuel, etc.). Le but est d'utiliser un carburant contenant 25% d'hydrocarbures (essence, fuel, huile de vidange usagée, pétrole brut, etc.) et 75% d'eau (n'importe quelle eau convient). Dans la théorie de Paul Pantone, cette eau est censée être décomposée, et l'hydrogène servirait de carburant. La création « inexpliquée d'un plasma » permettrait la séparation de l'eau. En fait, les niveaux de température des gaz d'échappement (600°C) sont à peu près 100 fois plus basses que celles d'un plasma, et le tout est justifié par des explications pseudo-scientifiques. En outre, l'affirmation de la création d'un plasma en utilisant pour électrifier les gaz d'échappement "une tige d'acier placée quelques minutes dans l'axe du champ magnétique terrestre" est scientifiquement fausse. D'ailleurs les tests montrent que la présence ou non de la tige d'acier ne change absolument rien. Même sans invoquer de plasma, la température nécessaire au craquage de l'eau est de 2000°C.
Ce "multi-carburant" est porté à ébullition dans un réservoir grâce aux gaz d'échappement qui y sont conduits par le biais d'un bulleur. Ce bulleur fait penser à une micro raffinerie, puisque le même procédé est utilisé dans la distillation du pétrole brut (sauf que la pression et la température y sont très basses comparé à une raffinerie). Les vapeurs d'hydrocarbures et d'eau dégagées par l'ébullition passent dans le "réacteur à plasma" où se reproduirait "le principe de l'orage". La décomposition thermochimique du mélange eau/carburant s'effectuerait dans ce réacteur.
Dans l'explication de Christophe Martz, le "réacteur" ne sert qu'à préchauffer les gaz d'admission et l'eau du bulleur n'est pas décomposée, car elle ne sert qu'à capter les hydrocarbures présents dans les gaz d'échappement. Le principe ne serait donc pas si compliqué que ce qu'expose Paul Pantone sur son site Internet.
Controverse
Les critiques principales sont sur le volet scientifique: en particulier, le réacteur à "plasma" utilisé dans le carburateur Pantone, réaction physique/chimique qui est auto-entretenue, mais apporte tout de même de l'énergie au moteur, est contraire au principe de conservation de l'énergie.
Des personnes tentent d'expliquer le phénomène par une thermolyse de l'eau grâce à la chaleur des gaz d'échappement mais celle-ci n'est pas suffisante. Si, cependant, elle l'était, cette thermolyse aurait lieu d'abord dans les gaz d'échappement eux-mêmes ou dans la chambre de combustion, ce qui n'est pas le cas.
En revanche, il est faux d'affirmer que, l'énergie dépensée pour la thermolyse de l'eau (eau->hydrogène+oxygène) étant strictement égale à celle récupérée à la combustion lors de sa synthèse (hydrogène+oxygène->eau), le procédé d'extraction de l'hydrogène ne serait pas viable et consommerait au total plus d'énergie qu'il n'en produit. En effet, ce système prétend agir grâce à la chaleur des gaz d'échappement qui, d'ordinaire, est rejetée.
Les utilisateurs du procédé signalent une baisse de la consommation de carburant conventionnel qui est due à la part de vapeur d'eau vaporisée avec les hydrocarbures avant la combustion. Certains ingénieurs[réf. nécessaire] ayant étudié le moteur pensent néanmoins que certains aspects (utilisation de vapeur d'eau au lieu d'air chauffé comme gaz d'entrainement) peuvent permettre une réelle amélioration du rendement du moteur, qui de plus respecte les lois de la thermodynamique. Ils proposent même une version modifiée, ne retenant que les aspects intéressants et supprimant les éléments qui ne viseraient qu'à justifier le procédé Pantone (tige dans le champ magnétique…).
Les partisans du système affirment également qu'il permet de réduire la pollution, d'une part à cause de la diminution de consommation, d'autre part parce que le système utiliserait dans la combustion des produits rejetés dans un moteur classique. Pour les détracteurs du système, la diminution de consommation provoque de toute manière une diminution de la puissance, et les résidus sont rejetés mélangés à l'eau, ce qui ne fait que déplacer le problème de la pollution. De plus, ce système perturbe probablement l'établissement du réglage stœchiométrique nécessaire au bon fonctionnement du pot catalytique.
Les détracteurs considèrent le fait que les firmes automobiles n'aient pas travaillé sur le procédé comme une preuve de son inefficacité. Les partisans parlent d'un acharnement contre M. Paul Pantone . Mais cet argument n'est pas réellement convaincant, l'industrie automobile ne pouvant réellement être muselée par le lobbying de l'industrie du pétrole, et a surtout pour effet de discréditer les partisans en rangeant la défense du carburateur Pantone parmi les théories du complot.
Le système a également mauvaise réputation parce que les sites internet qui en assurent le plus la promotion dans la francophonie, onnouscachetout.com et quanthomme, sont connus comme les archétypes des sites de pseudo-science et de théorie du complot.
Réflexions complémentaires
Des systèmes modifiés ont été dérivés des plans de Pantone, comme le Système G. Une autre variante a pour appellation commerciale Vulcano. Il est impossible de préciser les différences entre les systèmes puisque les auteurs s'accusent entre eux de plagiat. Quand aux performances, contrairement au carburateur Pantone, elles n'ont fait l'objet d'aucune étude pouvant faire référence.[1]
Finalement, les détracteurs concluent que scientifiquement invalide, le bruit autour de l'affaire Pantone ne fait que montrer l'état d'esprit des théoriciens du complot. Typiquement, les théoriciens du complot supposent que les lobbies du pétrole pourraient empêcher une telle invention d'être connue, alors qu'il est peu vraisemblable que même l'industrie du pétrole puisse empêcher l'industrie de l'automobile de s'emparer d'une technologie réellement efficace pour améliorer les moteurs.
source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_Pantone