re: DFCI
Posté : lun. mars 25, 2013 6:28 pm
tout n'est pas si simple dans le statut des DFCI, voir ci- dessous un extrait de l'affaire dont j'ai parlé.
Une DFCI ? Quelle DFCI ?
Nous savions déjà, grâce à quelques documents de Conseils Généraux du sud de la France, que les pistes DFCI avaient très souvent une existence juridique plutôt bancale. Me Casanova précise : "Le classement d’une piste en voie DFCI intervient au terme d’une procédure complexe. A défaut de la mise en œuvre de cette procédure, ce qu’il est d’usage d’appeler une piste DFCI n’a en réalité aucun statut juridique. Il s’agit plutôt de pistes à « vocation DFCI »."
Dans le cas présent, il s'est avéré que la piste empruntée par les 4x4 n'avait pas le statut juridique de DFCI. Et pour cause : le Préfet n'a jamais mis cette procédure en œuvre. On apprend au passage que la majorité des pistes de l'Hérault sont dans le même cas...
Ainsi, les membres du ........ circulaient sur le Chemin de ......, qui, en outre, est un chemin rural de la commune de ......
"Les voies à vocation DFCI sont donc régies par le droit commun et ne bénéficient pas d’un statut particulier. En conséquence, leur fermeture à la circulation ne peut résulter que d’une mesure de police motivée" ajoute Me Casanova.
Or, aucun arrêté municipal ou préfectoral ne réglemente la circulation sur ce chemin rural.
Le juge de proximité a donc logiquement relaxé tout le monde, au motif "qu’il résulte des débats de l’audience et des pièces versées à la procédure que le chemin de ...... n’est pas une voie affectée à une servitude de passage, de défense et de lutte contre les incendies".
Comme nous l’écrit Me Casanova, "la motivation de la décision est lapidaire (…) Il en ressort tout de même implicitement la distinction entre voie à statut DFCI et voie à « vocation DFCI »."
On s’en réjouit car cette décision devrait faire jurisprudence.
Une DFCI ? Quelle DFCI ?
Nous savions déjà, grâce à quelques documents de Conseils Généraux du sud de la France, que les pistes DFCI avaient très souvent une existence juridique plutôt bancale. Me Casanova précise : "Le classement d’une piste en voie DFCI intervient au terme d’une procédure complexe. A défaut de la mise en œuvre de cette procédure, ce qu’il est d’usage d’appeler une piste DFCI n’a en réalité aucun statut juridique. Il s’agit plutôt de pistes à « vocation DFCI »."
Dans le cas présent, il s'est avéré que la piste empruntée par les 4x4 n'avait pas le statut juridique de DFCI. Et pour cause : le Préfet n'a jamais mis cette procédure en œuvre. On apprend au passage que la majorité des pistes de l'Hérault sont dans le même cas...
Ainsi, les membres du ........ circulaient sur le Chemin de ......, qui, en outre, est un chemin rural de la commune de ......
"Les voies à vocation DFCI sont donc régies par le droit commun et ne bénéficient pas d’un statut particulier. En conséquence, leur fermeture à la circulation ne peut résulter que d’une mesure de police motivée" ajoute Me Casanova.
Or, aucun arrêté municipal ou préfectoral ne réglemente la circulation sur ce chemin rural.
Le juge de proximité a donc logiquement relaxé tout le monde, au motif "qu’il résulte des débats de l’audience et des pièces versées à la procédure que le chemin de ...... n’est pas une voie affectée à une servitude de passage, de défense et de lutte contre les incendies".
Comme nous l’écrit Me Casanova, "la motivation de la décision est lapidaire (…) Il en ressort tout de même implicitement la distinction entre voie à statut DFCI et voie à « vocation DFCI »."
On s’en réjouit car cette décision devrait faire jurisprudence.