Je continue de cogiter cette histoire de vanne papillon qui ne me laisse pas de répits.
Je suis en train d’étudier un peu plus en profondeur le système de gestion de la vanne EGR sur le 3L.
Les hypothèses de travail
Je repars de plusieurs points de base.
- Samcé a clairement dit qu’une condamnation de la vanne EGR sans modification de la gestion de la vanne papillon d’arrivée de l’air dans le moteur n’a pas de réel sens.
- 14RCT03 a lui , dans son mode opératoire de dépose définitive de l’EGR, déposé cette vanne papillon sur le 2,7LTDI
- DB était revenu en arrière sur la condamnation de la vanne EGR sur le 3L Y61 parce que justement quelque chose ne lui convenait pas : Le fait de retoucher les réglages du turbo ne lui convenaient pas.
- La lecture de plusieurs topics démontre que c’est la la bonne voie
- Etouffer le moteur lorsqu’on coupe le contact pour diminuer les vibrations de celui-ci lors de l’arrêt
- Favoriser l’entrée des gas d’échappement lorsque la vanne EGR s’ouvre. (On ferme l’arrivée d’air et on ouvre la vanne EGR
- Et un truc à la con trouvé aujourd’hui dans la doc atelier qui dit que l’ECU ferme ce papillon pour couper le moteur lorsque la vitesse de rotation de celui-ci descend sous un certain seuil.
Condamner définitivement l’EGR, de façon mécanique, ça on l’a trouvé et c’est assez simple à faire sur le 3L. C’est un topic très bien expliqué par DB dans truc et astuces d’un forum cousin spécialisé dans les Patrol.
Condamner l’EGR sur le 3L oui mais, il y a des trucs pas au top.
Le truc, avec nos 3L en boite manu, c’est qu’on est obligé de retoucher aux réglages du turbo parce que comme le papillon se ferme, on monte en pression coté intercooler et le moteur n’est plus correctement alimenté en air et l’ECU le passe en mode de fonctionnement dégradé pour cause de surpression
J’avais donné une première solution plus haut mais en étudiant la chose, je me rends compte qu’il y a plus simple à faire.
Mon but.
Mon but est de conserver la fonction étouffoir lorsque je décide moi-même d’arrêter le moteur mais de libérer l’entrée d’air dans le moteur dans tous les autres cas même lorsque le moteur est proche de caler.
Quelques infos pour confirmer mes dires :
En EC293 et EC237 et surtout en EC17 les schémas du manuel d’atelier montrent clairement que c’est le même contact du relais de commande de la vanne EGR qui pilote la fermeture de la vanne papillon d’air ET la vanne EGR.
Quand EGR fermé alors vanne papillon ouverte
En EN300 on retrouve le fonctionnement de l’électrovanne qui pilote le papillon.
Si 0V la vanne papillon se ferme et on étouffe le moteur.
D’où l’idée d’utiliser un 12V coupé par le Neiman et d’alimenter cette électrovanne en continu par cette alim.
Cela aura comme effet de maintenir le papillon ouvert à fond tant que le moteur tourne et de le fermer une fois que le contact est coupé. Enfin, soyons honnête, je dis à fond, ce n’est pas totalement vrai, le papillon restera ouvert en fonction de la dépression réalisé par la pompe à vide. Si la dépression chute un peu, le papillon se fermera un peu. Donc on est ici sur un fonctionnement plus proche du régime du moteur. Plus le régime du moteur est haut, plus le papillon sera ouvert. Pour moi ce fonctionnement est logique.
Simple non ?
Il faut seulement faire attention, de couper définitivement le signal qui provient de l’ECU qui attaque simultanément cette électrovanne et la vanne EGR.
Je ne sais pas ce que répondrait l’ECU s’il constate que le moteur de la vanne EGR est en position ouverte alors qu’il demande la fermeture. Donc, il faut couper le signal de l’ECU qui attaque l’électrovanne et le laisser continuer d’agir sur un moteur pas à pas qui n’est plus du tout raccordé à la vanne EGR déjà démonté depuis de nombreuses années.
Qu’en pensez vous ?
Pourquoi Nini a-t-il prévu ce mode de fonctionnement tellement bizarre ?
Ce que je n’ai pas comprit, c’est pourquoi Nini avait décidé de forcer le moteur à caler dès qu’il passe à une vitesse de rotation très basse.
Quels seraient les avantages de ce système ?
Ben, enfin le moteur pourrait tourner comme prévu par Nini, sans avoir à retoucher à la courbe de pression du turbo. Il tournerait avec tous les avantages de la suppression de l’EGR.
Plus de problème de surpression coté IC. Plus de problème de mise en sécurité puisque l’air passe sans souci vers l’admission.
Quels sont les inconvénients de ce système ?
Le moteur ne pourra plus être « calé » par l’ECU. Est-ce grave docteur ?
Y aurait il d’autres conditions dans lesquels il faut étouffer le moteur et que je n’aurai pas vu ?
Qu’en pensez vous ?
A plus
Vincent







