Un froggy dans le bush australien

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nuggets
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re: Un froggy dans le bush australien

#35

Message par nuggets »

Grain.de.Sable a écrit :et si au contraire, c'était pas mieux de ne pas toujours être sous le même toit.
On se marie pour le meilleur et un tout petit peu de pire ;)

A+
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Grain.de.Sable
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re: Un froggy dans le bush australien

#36

Message par Grain.de.Sable »

ben ... là en temps normal j'aurais été aigrie et dure :elan:

;)
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nuggets
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re: Un froggy dans le bush australien

#37

Message par nuggets »

“Hello Peter What did you find this Week.”
je la reconnais cette voix Il m’avait posé la même question la semaine dernière ;l’enfoiré
C’est surtout son sous- sourire qui me gonfle, vous savez celui qu’on ne voit pas mais que l’on ressent comme une déchirure. En deux mots il se fout de ma gueule.
Avant de lui répondre, je vous explique que je suis rentré sur Leonora. dans l’après midi
J’ai prospecté, roulé, prospecté, et même du roulé sur l’or, au sens propre et: en un seul mot. ;
Nothing.
But, I am ready pour partir demain matin.
Pour le moment c’est l’heure de la popote dans la cuisine du camping ou l’on est cinq ou six a boire l’apéro
Je suis le seul en cette saison a rester plusieurs jours de suite dans le bush. Les autres rentrent tous les soirs.
“I made best that last week. “
Excusez moi je réponds à l’autre.
Pour ceusse qui parlent espagnol et pas anglais, je traduis : j’ai fait mieux que la semaine dernière.
Et que leur montre la pépite et qu’ils me disent que c’est pas mal pour un début surtout pour un français, et que je leur dis que je suis allé a tel endroit et qu’ils me répondent que c’est pas bon (ça je l’ai vu) qu’il vaut mieux aller de l’autre coté ( ils vont vite se rendre compte qu’ils avaient raison. S’ils avaient su) et patati et patata
Des conseils ce soir là j’en ai reçus à revendre.
Mon truc a moi dans ces cas de figure c’est d’avoir l’air con.
Je sais, y en a qui vont dire que je n’ai pas que l’air.
Donc, Tellement l’air con que le gars y se dit même si je lui donnais les six numéros gagnant du loto il serait fichu de se planter en les cochant.
Je suis méchant car en cette soirée j’ai appris biens des secrets sur les techniques de prospection en Australie.

Me voici sur la route de Laverton. Au km 42 je dois prendre une piste sur la droite.
Devant moi une barrière fermée. J’ouvre, je passe et je referme.
Code international de la barrière : Quand c’est ouvert tu laisses ouvert quand c’est fermée, et bien il y a des cons qui laissent ouvert.
Et celui qui passe après, il va laisser ouvert c’est normal
Heureusement, pendant que je philosophe mon 4x4 avale les km et des tonnes de poussière..
Au début la piste n’est pas mal, puis un peu moins bien, tourne dans le pas bien du tout pour enfin disparaitre completement

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J’entame le hors piste, pas de difficulté, il suffit juste de louvoyer entre les arbres, d’éviter de rouler sur les buisson, en se cassant a la base le bois est pointu comme un fer de lance et adieu le Pneu.
En trois mois de bush trois pneus éclatés et cinq crevaisons. Merci j’ai donné.
Et dernière difficulté la traversée des creeks(lit de rivière asséchée) souvent les bords sont abrupts, donc c’est de trouvé l’endroit par ou l’on peut rentrer, ça c’est assez facile, descendre pas de problème, la ou ça se complique c’est pour ressortir donc a chaque traversée des que j’ai trouvé le point d’entrée je vais à pieds chercher le point de sortie.
Vous devez sourire devant cette profusion de précaution, mais je voyage tout seul et si je me plante c’est pour mes zigues. Le moral il faut que je me le soutienne tout seul.
Me voilà arrivé en un endroit que je n’avais pas du tout choisi, mais que je trouve à mon goût
Un fond de vallée, Attention pas une vallée genre Alpes, Auvergne, Pyrénées ou autres Vosges ou Jura (Je n’ai oublié personne ? )Une vallée du bush
Australien, entourée de collines, cent, deux cent mètres de hauteurs quelques arbres, très peu d’herbes et beaucoup de cailloux et beaucoup de terre rouge.
Deux grands arbres qui me donneront un peu d’ombre. Le coin rêvé pour un campement

Le fameux creek que j’ai traversé trente six mille fois bifurque un peu plus haut vers la gauche en s’engageant entre deux autres collines. Tout ceci n’est pas grand, d’où je suis, je peux distinguer la sortie du creek de l’autre coté sur ce qui me semble être une plaine. J’irais par-là bas demain matin.

Et pour la fin de journée je me réserve le petit champ en face sur l’autre rive du creek. Un peu comme à la pêche a la truite, le coup du soir.

Pour aujourd’hui Installation du matériel, bouffe et quelques photo de couchers de soleil si ça vaut le coup..

Le soleil est déjà pas mal haut quand je déterre ma première pépite. Le creek n’a rien donné et pourtant quand on voit tout ce sable on se dit…..
Pour le moment je suis dans la plaine que j’avais entre aperçus derrière les collines.
Deuxième pépite pas très loin de l’autre.

Une pépite c’est un coup de bol, elle a été oubliée par les autres, un accident quoi !!!
Deux pépites ça change la donne, que tu en oublies une, comme je le dis plus haut c’est un accident.
Que t’en oublies deux, là, ou t’es complètement mauvais ou alors…..le coin n’a jamais ete prospecté (c’est beau de réver).
Dans le doute, en général tu prends la deuxième solution.
Le terrain est vierge..Maintenant les choses sérieuses commencent.
De ton sac tu sors un bout de chaîne de un mètre, environ un à deux kgs tu y attaches une cordelette de un mètre cinquante et tu te la fixes a la taille. On appelle ça le chaînage.
Maintenant tu délimites une portion de terrain cent mètres sur cent mètres. Le plus souvent ce sont des éléments naturels qui font offices de balises, arbres, rochers. Et tu commences la détection. Un peu comme dans un champ de vigne, rangée par rangée. Mais là ce sont les traces de la chaîne sur la terre qui te guident. ET C’EST TRES TRES LONG !!!!!!!!
Vers treize heures toujours rien c’est sur que j’ai pas fait grand chose comme surface. Je rentre au 4x4 je reviendrais faire un tour en fin d’après midi.

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#38

Message par nuggets »

Ma pose de midi a été plus longue que prévue, je vais donc finir la journée sur le terrain en face du campement.

Premier signal, une balle en plomb, on en trouve de partout. Reliques des chasseurs qui fournissaient la viande aux prospecteurs au début du siècle dernier. Viande payée en or évidemment.

Deuxième signal quelques mètres plus loin. Vu le bruit, certainement une canette ou autre conserve.

Je creuse quand même.

Cinq centimètres. Il faut que je vous dise que ces cinq premiers centimètres représentent en moyenne la couche de sédiment qui c’est agglomérée sur le sol au cours des cents dernières années, donc 99 fois sur 100 et je dirais mieux 999 fois sur 1000, de ce que l’on va trouver dans cette couche sera tout sauf de l’or.

Un petit coup de détecteur, mon speaker (petit haut-parleur qui remplace les écouteurs) hurle à tout va.

Dix centimètres. 50 pour cent de chance que ce soit de l’or.

Rebelotte pour un petit coup de détecteur.

Là le bruit commence à me plaire.

Vous avez compris que plus on creuse en profondeur plus les chances de trouver une pépite sont grandes.

Je fais l’impasse sur les quinze centimètres et à vingt cela sonne toujours.

Je creuse comme un fada. Cailloux, sable, terre, le tas de déblaies est devenu conséquent.

Petit coup de détecteur dans le trou. Silence complet.

Je regarde mon tas de terre et essaye d’y apercevoir quelque chose qui ressemble à du jaune. Nada.

J’éparpille un peu juste pour le plaisir. Re-Nada.

Je commence alors la danse sacrée du prospecteur.

Premier temps :

Du pied vous partagez en deux le tas de terre qui se trouve devant vous.

Deuxième temps :

Vous passez le détecteur sur les deux tas. Obligatoirement votre appareil va sonner sur l’un des deux.

Toujours en balançant votre pied vous balayez le tas stérile dans le trou et vous recommencez comme au premier temps ainsi de suite.

Facile!! Non ??

Maintenant j’ai à mes pieds l’équivalent de quatre grosses poignées de terre et de cailloux, j’enlève ceux ci, partage une dernière fois mon tas de terre, passe le détecteur, et….

Silence complet.

C’est quoi ce truc là ?

Je regarde le trou avec les cailloux que j’y ais mis, j’en prends une poignée. Détecteur. Rien du tout.

Je ramasse la dernière pierre genre, vingt centimètres sur sept et cinq d’épaisseur. Détecteur. Je ne vous dis pas !!! Le sismographe de Strasbourg a du enregistrer 6, 5 sur l’échelle de Richter. Avec l’épicentre au –28°48’41’’ et 121°40’ 49’’.

C’est un quartz, blanc a l’origine, mais rouge pour le moment. Quelques millions d’années dans la terre rouge ça laisse des traces.
Par contre pour l’or il est entièrement a l’intérieur.

Quartz fragmenté.A l'interieur 63grs d'or.

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C’est bien beau tout ça mais la journée n’est pas terminée.

Dans l’espoir de trouver d’autres pépites je prospecte consciencieusement le terrain centimètre carré par centimètre carré et ceci pendant deux jours de suite.

Deux jours pendant lesquels moult balles de plomb, agrafes, capsules de canette et autres ferrailles sont venus remplir ma besace à rubbish (ordures). Mais d’or. Point.

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Rencontres animalieres dans le bush

Pendant que Monsieur Emeu garde les gosses, il parait que c'est comme ça chez eux.

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Madame batifolle dans les prés

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Ce qui ne gene en rien madame goana d'aller prendre un petit bain.

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re: Un froggy dans le bush australien

#39

Message par nuggets »

Il n’est pas loin de dix heures, je sors du shop ou je suis allé faire mes courses pour la semaine
Je me dirige vers le Bottle shop qui ne va pas tarder à ouvrir et en passant près du 4x4, je remarque que le pneu avant droit à l’air un peu dégonflait.

Je lui vire un grand coup de pompe juste pour le tester (à ce geste on reconnaît le vrai mécano bricoleur) et là ma roue, sous le choc, fait un va et vient pas trop catholique.

Je la prends à deux mains, la secoue, et le jeu est vraiment important. »

Problème » me dis je.

Pas très prudent de partir dans le bush dans ces conditions.

Il existe à Laverton une casse dont le propriétaire un certain John est un grand ami de mon ange gardien André (voir dans les premiers épisodes).
Il lui avait parlé de moi quelques jours au paravent et m’avait dis qu’en cas de pépin je ne me gène pas d’aller le voir.
C’est beau la solidarité.
A la sortie du village, un grand champ de voiture, vous avez deviné comme moi que c’est la casse de l’ami John.

Je me gare à l’intérieur et un immense vieux s’approche.I am the friend from AndréAh! You are Peter the French man?Yes!What are you? Qu’il me ditI have a problem with a wheel of my car .Que je lui répond.Show me.
Et nous voilà pencher sous le 4x4 en trains d’ausculter la pièce traîtresse.
Entre parenthèse, vous avez vu que mon anglais tout en étant sommaire et assez explicite. Comme je dis toujours, ils me comprennent mieux avec mes cinquante mots de vocabulaire anglais que moi avec leurs cinq cent.
Fermons la parenthèse, pour en revenir à l’autopsie de ma rotule de direction car c’est bien cette pièce maîtresse qui m’a lâchée. Diagnostic : il faut la changer.
Dans ma tête je me vois déjà bloqué trois ou quatre jours en ville le temps de faire venir une rotule neuve de Kalgoorlie qui est à quand même à quatre cent bornes
Je pose innocemment la question.You have this piece here ?Yes, no worries.
Gros soupir de soulagement : Sauvé !!!
Sur ces entrefaites arrive une charmante Mammy, sa compagne, qui nous propose un petit breakfast.Your tea, with milk?Yes Madam.
Et nous voilà partie en grande discussion sur la France et ses problèmes (Novembre 2005) .L’or australien, il y en a de moins en moins, ce n’est plus comme avant et patati et patata. Le tout agrémenté de petits gâteaux arrosés d’un bon thé au lait.
Trois quarts d’heure plus tard retour dans l’atelier

Pièce en main mon ami John part dans son magasin, le champ de carcasses.No good. No good.
C’est à grands coups de tatane (Il doit chausser du 53) et de marteau qu’il teste les trains avant des pauvres Toy.

Enfin là voilà. Garantie neuve, trois cent mille km minimum. Fin du rodage. Quoi !!!
Un peu de graisse, deux tours de clé, la roue remise en place. La réparation est terminée.
Je pose la question.How many?
Je me dis”Tu vas voir, l’enfoiré il va te compter deux heures avec la pause thé incluse. Ce n’est pas a un assassinat que je vais être soumis mais au moins à un massacre.

Verdict.Forty minuts.
Dare dare je surenchéris, bon seigneur.One hour. Fifty dollards.
Affaire concluse.
Sur ce, je reprends la piste pour m’enfoncer dans le bush.
Tout compte fait j’ai passé une bonne matinée.

Succursale Toyata de Laverton.

L’atelier

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Le magasin de pieces detachées

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Tout en douceur

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Fucking de piece of car .Tu vas venir ???

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re: Un froggy dans le bush australien

#40

Message par nuggets »

Une soiréee bien arrosée.

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Depuis deux jours je suis dans un creek.
Ce n’est pas possible, j’ai du retourner des tonnes de sables et toujours rien.
Apres 20000km en avion.
4500km de route.
50km de piste.
6 h de marche.
A un moment T, en un point X sur le globe terrestre, je me pose la question.
<>(What I do in this creek)
Le mois dernier, un gars est sûrement passé par là, comme l’a fait un autre deux mois auparavant comme l’ont fait des dizaines, sinon des centaines d’autres le siècle dernier.Et toi t’es là encore à espérer.
.Si c’est à un moment T et un endroit X que je me suis posé The Question.
C’est au moment T+ 5 secondes ( le temps de réflexion) et au même endroit X que je me hisse hors du creek.
Pourquoi à cet endroit et pas plus loin?
La chance ?
Un prospecteur qui à du nez ?
Disons que pour contenter tout le monde.
Je suis un prospecteur chanceux qui a du nez.
Et de bons yeux.
Car a peine sorti de mon trou je me trouve yeux à yeux avec un beau quartz, de la grosseur d’un abricot, tout veiné d’or.
Tout simplement posé sur le sol.
Je pense à cette pierre qui devait être là depuis des milliers d’années en pleine nature, bravant les intempéries, qui a vu passer des centaines de prospecteurs et qui se retrouve en l’espace d’un instant au fond de la poche d’un gars qui n’est même pas du pays.

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La suite vous vous en doutez.
Plus rien de toute la journée.
D’ailleurs j’ai remarqué que je marche par cycle de trois jours.
Deux négatifs pour un positif. Le contraire eut été mieux.
Mais comme le dit le fameux adage.
« Qui vivra verra ».
Lessive, ménage, douche, c’est dans l’ordre les taches hebdomadaires qui m ‘attendent au camping.
N’allez pas croire que je me lave qu’une seule fois par semaine. Dans le bush c’est douche tout les soirs et souvent le midi en rentrant de prospection.
Le grand bain du soir, trois litres d’eau maximum.
Un litre pour ce mouiller. Deux litres pour ce rincer.
Pour le midi, disons que c’est plutôt un rafraîchissement. Un litre suffit largement. Mais qu’est ce que ça fait du bien.
Pour le moment, oublié le bush pour quelques heures me voici au camplng de laverton.
En parlant d’heure cela me fait penser que c’est celui de l’apéro, un coca rhum en main et bien installé dans mon fauteuil, j’attends.
Je dis toujours que le monde appartient à ceux qui osent, mais t’en fait pas si tu n’oses pas les autres le feront pour toi.
Un gars arrive. Je suis sur le passage qui mène aux cuisines endroit stratégique pour lier conversation.
La cuisine c’est très bien car le gars qui y va, il a le temps, en général vers cinq heures c’est le moment de chercher sa bière ou son coke au frigo du camping.
Sur le chemin des toilettes ce n’est pas pareil, le gars était tranquillos dans sa caravane occupé à ce que vous voulez et d’un coup il a une envie pressante, donc à l’aller il languit d’arriver et au retour sa seule préoccupation c’est de reprendre l’activité qu’il avait laissé tomber disons avec précipitation ;
Ceci dit, j’en reviens à mon gars celui de tout à l’heure, arrivé a ma hauteur, question de parler car moi je suis assis et lui du haut de ses un mètre quatre vingt dix, il me domine plutôt.
Nous entamons la conversation.
Je lui propose un verre de ma mixture, on trinque et nous voilà parti sur des chemins cousus d’or.
Tout fier je lui montre ma récolte de la semaine.
Il trouve le cailloux magnifique, pour les pépites, je me demande s’il les a vues.
« Wait a minut « qu’il me dit.
Va vers sa caravane et revient, comme il me l’avait dit, une minute plus tard, un boite a la main.
La renverse sur la table, et moi de mon coté manque de me renversé du fauteuil tellement le choc est violent, choc visuel s’entend .
Devant moi, étalé, plus d’un demi-kg d’or, j’en crois pas mes yeux, la plus grosse pépite doit faire dans les cent grs, de toutes les formes, la couleur de l’or change suivant la région ou il est trouvé, là je peux vous dire que toutes les régions aurifères d’Australie sont représentées.
Je pense encore a la misère que je lui ais montrée. Oh la honte.
Bon le gars est sympa il fait ne pas trop le cador, mais pour moi c’est quand même la honte.
Et puis je vais vous dire si nous les petits on n’existait pas les grands y s’auraient même pas qu’ils sont grands.
Indéniablement devant ce gars je ne fais pas le poids.
Mais comme le disait un grand bon homme de Gaule
« On a perdu une bataille mais pas la guerre »
« Wait a minut. » Que je lui dis.
Et je vais chercher mon ami André.
A ma gauche l’australo, un mètre quatre vingt dix, quatre vingt quinze kgs.
A ma droite Dédé le parigot, un mètre soixante dix, quatre vingt cinq kgs
Moi, un mètre soixante quinze, soixante deux kgs.
Vous l’avez deviné. J’arbitre.
DONGGG…(C’est le gong)
L’australien a déjà étalé son jeu sur la table. Grosso modo cinq cent grs d’or.
Je peux vous dire que c’est beau.
Maintenant à Dédé.
Dans sa main, un vrai battoir, d’ailleurs je lui disais que la prochaine fois que je revenais ici, je ne prendrais qu’un billet aller. Pour le retour, une bonne torgnole de sa part et je rentrais au pays sans toucher le sol et gratuitement en plus.
Revenons au match, donc je disais, dans sa main un pot de confiture.
Et vlan !!! Le voilà qu’il le renverse (le pot) sur sa moitié de table.
Cinq cent plus cinq cent, mille grs, soit un kilo d’or devant mes yeux.
Entre cent cinquante mille et deux cent mille francs étales sur une table de camping même plus coté à l’argus.
Toutes les formes, tous les poids, toutes les variantes de jaune s’offrent à moi.
Toute l’Australie Orpitheque sur un demi-mètre carré de formica. Ne cherchez pas le mot orpitheque dans le dico, je viens de l’inventer.
DONGGG…. Match terminé
Le vainqueur?
Il n’y en à qu’un.
L’OR.
Pendant l’heure qui suit, je vais faire le tour de l’Australie, auriferement parlant.
Le coca/rhum coule à flot ce qui a pour effet de délier les langues surtout celle de notre autochtone.
Une pépite de deux onces, soixante grs, dans les mains, il nous explique qu’il l’a trouvée dans un endroit qui s’appelle Anchor Mine.
Ni André, ni moi connaissons cette mine.
L’alcool aidant, d’un coté à posé des questions et de l’autre à y répondre.
Nous demandons, pas innocemment du tout ou se trouve ce coin.
Et là, la chance joue pour nous.
La carte que possède André, date de mathusalem, éditée pas mal d’années avant que la mine ne soit découverte. Donc pas d’Anchor Mine
Ni une ni deux notre ami va chercher la sienne.
La déroule, un vrai prospecteur ne plie pas sa carte, il la roule.
Bien déployée sur le capot du 4x4 nous suivons ce doigt indicateur qui nous amene peut être vers un hypothétique futur Eldorado.
« Anchor Mine, it is here”
En effet, la mine existe bien, mais moi ce qui m’intéresse, c’est les cinq ou six petites croix tracées au crayon qui l’entourent.
Le lendemain, je ne vous dirais pas vers ou je partais.

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re: Un froggy dans le bush australien

#41

Message par Grain.de.Sable »

:o
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#42

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Rapport à une autre passion, dans la vraie vie. J'adore ces installations désaffectées ;)
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ghimi06
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re: Un froggy dans le bush australien

#43

Message par ghimi06 »

Bonsoir,récit passionnant merçi de faire réver :clap: :cool:
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re: Un froggy dans le bush australien

#44

Message par nuggets »

« Deux heures P.M. mon voisin de camping, Bryan, me propose une sortie avec son véhicule à une trentaine de km.
Ca ne m’enchante guère, j’ai l’habitude de partir avec mon 4x4 avec tout mon barda
J’accepte, mais à contre cœur.
Le paysage devant nous est immense, à perte de vue des arbres. Je ne connaissais pas du tout ce coin.
Une fois arriver, je prépare mon matériel et constate que j’ai oublié mon GPS.
Il n’y pas trente six solutions, il va falloir que je prospecte à vue du véhicule.
Bryan part de son coté nous nous donnons rendez-vous vers cinq six heures
Première alerte, je creuse, un rubbish. (Poubelle, ne pas confondre avec rubis).
Je surveille toujours du coin de l’œil le 4x4.
Deuxième alerte, toujours du rubbish
Je m’éloigne de plus en plus et il arrive ce qu’il devait arriver
« BIPPP!!! !!! je ne vois plus le 4x4 »
Pas d’affolement.
J’essaie de retrouver le dernier trou creusé d’où je voyais encore le véhicule.
Ni trou. Ni 4x4
Cela fait une bonne demi heure que je suis dans la panasse, l’angoisse commence à me prendre.
J’appelle, mais l’autre tordu, (je commence à lui en vouloir), avec ses écouteurs sur les oreilles doit rien entendre
Je décide de bouger le moins possible, mais l’attente est très longue et je ne peux m’empêcher de temps en temps de faire quelques pas dans une direction pour revenir dans une autre, ce qui finit par complètement me désorienter.
Le jour baisse, mon collègue devrait avoir terminer de prospecter..
« HHHHHEEEELLLPPP !!!!HHHHHEEEEEELLLLLPPPP »
« BBBBRRRRYYYYAAAANNNNNNN »
Apres chaque appel, je fais le silence pendant quelques secondes pour intercepter une hypothétique réponse. Toujours rien.
La nuit est tombée, la température passe d’une trentaine de degrés à une vingtaine cela n’a l’air de rien mais moi je me caille.
La fatigue, l’angoisse, la soif, le froid, avec tout ça je commence à avoir le moral en dessous du zéro.
Je me dis que mon collègue va sûrement allumer un feu pour signaler sa présence.
Je grimpe à un arbre, pour essayer de mieux voir mais je me retrouve au milieu des feuillages.
Comme poste d’observation c’est pas la panacée !
Un petit vent c’est levé ce qui accentue la sensation de froid, en tee shirt, short et sandalettes c’est loin d’être le confort.
Pour me protéger de la froidure, je ramasse des branches mortes et je bâtis un semblant de paravent.
A l’abri le réconfort est de courte durée.
Je stresse à mort, recroquevillé sur moi-même adossé a un tronc d’arbre, à soixante berges je pleure comme un gosse.
Je maudis l’Australie, la détection, mon collègue, le monde entier.
Une ou deux fois l’an on retrouve un véhicule abandonné dans le bush mais rarement le gars.
J’ai du mal à me voir bouffer par un prédateur.
C’est pas possible je dois faire un cauchemar, tout à l’heure je vais me réveiller.
Je ravale mes larmes, je me lève, d’avoir chialé m’a fait du bien, j’ai vidé mon trop plein émotionnel.
J’analyse la situation, en lisant ça fait très académique, ordonné. Sur le terrain chaque pensées sont accompagnées d’une bordée de jurons.
Ca réconforte.
Allons-y pour l’analyse: En partant du village, je sais à peu prés la direction dans laquelle on s’est dirigé.
La difficulté c’est qu’avec la nuit, le ciel nuageux et les vires vires que je me suis payé en détectant, il est impossible de me situer.
Mes gros problèmes pour le moment c’est la soif et le froid et ce n’est pas en restant ici que je les dénouerais.
Des pistes, quelques direction que je me dirige, je tomberais fatalement sur une, maintenant, il se peut que celle ci ne soit pas fréquentée et qu’il ne passe personne pendant des jours.
J’opte quand même pour cette solution.
Mon détecteur sur l’épaule, je trace en me faufilant entre les arbres.
Au bout d’un certain temps, une idée me vient en tête.
Dans toute la région aurifère du West Australia (a peu près grande comme la France)on fait des milliers de carottages pour chercher différents minerais.
Je me dis que les gars doivent aussi travailler de nuit et qu’avec les phares et les bruit des moteurs cela devrait me guider.
A taton, j’essaie de trouver un arbre un peu plus haut que les autres mais dans cette nuit d’encre il est impossible de voir quoi que se soit.
Je me base donc sur le diamètre des troncs pour estimer leur hauteur.
Plus le tronc est large, plus il est haut. Une théorie qui en vaut une autre, mais apparemment ça marche.
Coincé dans une fourche je surplombe d’une courte tête la canopée avoisinante.
Au bout de dix minutes, les membres ankylosés par ma position on ne peut plus instable je décide de descendre et continuer mon « chemin »
De lumières et de bruits de moteur. Nenni.
Reprenant mon détecteur au passage me revoilà louvoyant entre les eucalyptus et autres callitris pyramidatis.
Ce qu’il y a bien dans l’action c’est que le positif l’emporte sur le négatif.
Il y a quelques heures je pleurais au pied d’un arbre me voyant déjà a moitié mort bouffait par une bande de charognard.
Maintenant j’ai un but.
Il faut que je m’en sorte.
Je la trouverais cette Put1n de piste.
Depuis un moment les arbres me semblent plus disperser.
Il est temps que je trouve un observatoire.
J’ai beau scruter, écouter rien du tout. J’attends encore un peu, puis repart en essayant de garder toujours le même cap.
Et cette soif qui me tenaille. Moi qui boit mes deux ou trois litre d’eau par jour, d’accord ce n’est pas toujours que de l’eau mais c’est du liquide.
Je rêve d’une bière, non deux. La première cul sec parce que je meurt de soif et la deuxième.
« Garçon une autre et bien fraîche »J’en ai les babines qui en bave.
que j’ai soif. »
Le terrain est plat mais pas mal accidenté et du bois mort en veux tu ? En voilà.
Avec mes sandalettes je n’ose même pas penser à l’état de mes pieds.
Cela fait un bon quart d’heure que je suis au sommet de mon arbre a l’affût du moindre bruit ou de lumière.
Le vent c’est calmé puis arrêté. Ce qui facilite ma chasse.
Tout devant moi.
Il m’a semblé entendre un bruit sourd?
Est ce le fruit de mon imagination? Ou le passage d’un oiseau nocturne?
J’attends encore un peu.
Plus rien.
Je reprends ma route en direction du bruit supposé.
La foret est plus clairsemée ce qui facilite ma marche d’aveugle.
Dans l’air flotte quelque chose de bizarre que je n’arrive pas à définir.
Le terrain a changé, les arbres ont disparu le sol est devenu plus sablonneux, j’accélère le pas et Bingo !!
Je suis embourbé jusqu’aux chevilles. Perdant l’équilibre me voilà affalé dans la vase.
Mon trop fidèle détecteur ne m’a pas quitte d’un pouce et m’a suivi comme son ombre dans ce bain que certains diront de jouvence.
En d’autres temps cela aurait pu être une situation hilarante. Mais là pas trop.
Apres un court moment de désespoir je me relève avec un gros SFLEEUURT de succion et en quatre petits sfleurt a reculons je sors de ce merdier.
J’essaie, tant bien que mal, de me nettoyer mais je n’insiste pas trop, cela frise « Mission Impossible »
Je verrais avec l’age si c’était un bain de jouvence, mais pour le détecteur hormis le fait qu’il doit ressembler à une bouse, il se retrouve avec une fracture ouverte du manche. Pour l’instant c’est surtout moi qui vait souffrir pour le porter. Sur l’épaule ça aller mais maintenant il va falloir le porter sous le bras. Manière beaucoup moins pratique.
Qui dit boue ! Dit eau ! Non ?
Je contourne précautionneusement cette mare traîtresse et cherche à trouver le berceau de cette eau salvatrice. Car je creve de plus en plus de la soif..
Je la sens, elle n’est pas loin.
Un talus devant moi qui descend assez abruptement et enfin je la distingue, je devrais plutôt dire je la devine.
Quel plaisir de patauger !
Je me lave vite fait les mains, m’asperge la figure.
Catastrophe.
Je porte une poignée d’eau a ma bouche et la recrache aussitôt.
Je suis tombé sur un lac salé.
Désespoir, espoir.
Je ne vais pas m’appesantir sur le désespoir, vous en connaissez la raison. Il ne me reste plus qu’affaire avec.
Mais là vous vous dites « Il disjoncte le mec «
Il creves de soif a coté de trois millions de m3 d’eau SALEES et il parle encore d’espoir.
Eh Oui. Maintenant je sais ou je suis.
Par rapport à la ville ou je campe il n’y a qu’une région ou il y a des lacs salés.
Par contre le mystère : à quel endroit je me trouve au milieu de toute cette flotte.
Au nord, au sud, a l’est, l’ouest. Je vous épargne les nord/nord est etc. etc.
Apres m’être débarbouillé succinctement et de plus L’eau salée sur les égratignures ça pique, je reprends ma route.
A droite a gauche?
De toute façon il faut que j’aille de l’autre coté.
Dans mon grand malheur j’ai quand même la chance que tous ces lacs ne font que quelques centaines de mètres de diamètre.
Quelques centaines de mètres ça peut faire quand même entre cent et mille mètres.
Donc on a du petit qui peut être un peu grand.
Je ne sais pas si vous me suivez mais pendant que vous m’écoutiez, je suis partie sur la gauche et mon intuition me dit que j’ai bien fait.
Mentalement je me représente la courbe que je suis entrain de parcourir et toujours mon intuition me dit que je suis de l’autre coté et qu’il faut que je reparte perpendiculaire a la plage.
Aussitôt pensé, aussitôt fait.
Les arbres commencent à se faire plus présent il va falloir que je trouve un perchoir le plutôt possible.
Cela fait un bon moment que je suis à l’affût du moindre indice de vie. Mais rien.
Je prépare a descendre quand une légère brise m’apporte sur ces frêles ailes un vrombissement sourd qui n’a rien de naturel. J’attends encore un peu. Plus rien.
Je suis maintenant en pleine foret, ma vitesse est ralentie par les ramures.
Cela doit faire une dizaine d’heure que je suis perdu. Je dis une dizaine d’heure. Mais je n’en suis pas sur du tout.
La fatigue commence à gagner sur moi, je voudrais me reposer mais j’ai peur de m’endormir et demain de ne plus savoir dans quelle direction me diriger.
Le plus dur c’est la soif qui me tenaille, je n’aurais jamais cru que se serait si dur que ça à supporter.
La soif.
Mes pieds aussi me font souffrir pas quand je marche c’est surtout a l’arrêt ou alors quand je suis perché là haut.
Le terrain à l’air de s’élever, pas de beaucoup quelques mètres pas plus, il me semble être sur un mamelon.
Au sommet, je fais une petite halte.
Un flash devant moi.
Un éclair d’orage, une lumière parasite qui c’est faite en clignant des yeux.
Ou alors !!!
Toujours l’espoir.
J’ai le regard tellement scotché sur ce bout d’horizon que les yeux m’en piquent.
Les minutes passent le désarrois me gagne, j’en ai marre de tout.
Promis juré une fois que tout est terminé, je rentre en France et que l’on ne me parle plus de l’Australie.
Tout dans mes funestes pensées, une lueur apparaît et disparaît.
Cette fois ci je l’ai bien vu, un balayage plutôt qu’un éclair. Quelques secondes plus tard un bruit sourd mais lointain se fait entendre.
Il n’y a plus de doute, il y a de l’humain par la bas.
J’ai envie d’attendre pour voir si le phénomène se répète, mais je n’y tiens plus.
Mon détecteur sous le bras je descends vers la foret.
Sous les arbres je ne peux voir les lumières mais à intervalles réguliers me parvient le doux bruit d’un de camion diesel.
Maintenant je sais ou je suis.
Les camions transportent du minerai et font une rotation entre la mine et l’usine de traitement qui se trouve a quelques km du camping ou je crèche. Et je connais très bien ce track pour l’avoir pris plusieurs lorsque je partais en prospection.
Me voilà au bord de la piste, J’attends avec impatience le prochain passage.
Malgré la joie de m’en être sorti, la soif me tenaille tout autant. De plus avec le passage des véhicules l’air est saturé de poussière.
Enfin des phares, j’ai beau faire des signes le camion passe a toute berzingue sans s’arrêter.
Avec ma dégaine, couvert de boue, de poussière, en short et tee shirt hyper crade, ils doivent me prendre pour un Abo complètement défoncé.
A chaque passage je m’enhardis de plus en plus vers le milieu de la piste pour leur faire signe. Mais rien n’y fait. Si je ne m’écartais pas je crois que les gars me passeraient dessus.
Avec tout ce que j’avale mes poumons se sont fossilisés, j’ai du mal à respirer et mon gosier est
un enfer.
Le camion est a une dizaine de mètres pleins phares klaxon a fond, je dois commencer à le gonfler le mec a jouer au toréador. Je me jette de coté au dernier moment et me résigne a attendre le prochain passage.
C’est là que j’entends mon camion descendre ses vitesses suivies de grands coups de frein.
Enfin il s’est arrêté.
Je parcours en courrant, de peur qu’il ne reparte sans moi, les deux cent mètres qui nous séparent.
Je monte a bord. Je lui raconte ma mésaventure. Apparemment il n’en a rien à foutre, il faut dire que mon anglais est au ras des pâquerettes. Je lui parle de ma soif il s’en contrefout.
A trois km du village, lui, doit prendre la piste qui va vers l’usine et il me largue.
Le jour commence a se lever, il doit être vers les cinq six heures du matin cela fait donc une douzaine d’heures que je me suis paumé. Une douzaine d’heures que je marche.
La première maison apparaît.
Comme un voleur je me glisse dans le jardin. Par terre gît un tuyau d’arrosage comme un fil d’Ariane je le remonte jusqu’au robinet.
Ce n’est pas de la bière mais qu’est ce que c’est bon.

André et moi sommes autour du feu, les yeux rougis par l’émotion il fini de me narrer une mésaventure qu’il lui est arrivé il y a une dizaine d’année.
D’un revers de main il s’essuie une larme
"Putain!!! de fumée " Qu’il me dit

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le téléphone portable c\'est le nouvel animal de compagnie, quand il sonne c\'est le maitre qui dresse l\'oreille. (Phil Marso)
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