Gold prospecting :
Un froggy chercheur d'or dans le bush australien;
Salut.
Mes petites aventures dans le bush australien.
J'y ai vécu des moments inoubliables.
J'y ai même rencontré quelques pépites d'or..
Pour l'or ce qui est rentable c'est ce que tu vis autour de lui.
L'or c'est la cerise sur le gâteau.
Une cerise de 500grs on ne crache pas dessus.

Pour l'organisation.Il suffit de respecter les règles de sécurité ; et après tu fais presque ce que tu veux.(Ta liberté s'arrête là ou commence celles des autres.)
Le 4x4 je l'ai acheté la bas.
Aménagement sommaire mais vivable.

L'année dernière,2009, j'y ai vécu 6 mois et je m'y suis trouvé à l'aise malgré ses 4m2 et 3 m3 environ.
L'essentiel dans ce genre de voyage c'est d'oublier la France ou tout du moins la société ou nous vivons en France.
J'ai appris dans ce pays a vivre libre.Quand le premier voisin est a une centaine de kms la liberté s'acquiert plus facilement

A+
Bon voyage.
Mes voyages en Australie 2001: en vert Brisbane/Darwin 15000 kms 2002:en bleue Darwin/Darwin 20000 kms 2004: en jaune Brisbane W.A A/R 15000kms 2005 :en rouge Brisbane/WA .A/R 15000kms 2006 :en blanc Brisbane/Sydney A/R 5000 kms

En 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection.
Après deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays
La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain.
Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine après être arrivée je le voyais en grs Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .
La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres. C'est pour cela que l'on voyage. Non ?
Sur la route de la ruée

De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'à Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto
Mon véhicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous dépassez les 100km/h encore 2l
Donc pépère à 90/95 sur ces grandes lignes droites si spécifiques en l'Australie D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la célèbre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre).
Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud. Je me la suis deja payée quatre fois Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes repères
Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage


Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel à pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows
Une autre manière de passer le temps, compter le nombre de bandes de séparation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond à la distance parcourue .
Tiens là il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .
Une autre façon aussi, :Compter les kangourous écrasés sur un km. Le record 33. Mais au bout de 50 bornes on se lasse .
Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp Pendant ce temps là la route défile et le temps passe.
Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il y a la plus grande mine d'or à ouvert ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zéros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'écrivant.
Kalgoorlie ; situé a 600km a l’est de Perth. Ville construite a la fin du 19eme siècle lors de la ruée vers l’or dans cette région.
Aujourd’hui la ville n’à rien d’une ville fantôme . Tout le contraire.
Et ceci grâce à Super Pitt. Super Pitt : deux km et demi de long, un km et demi de large et six cent mètres de profondeur.
La plus grande mine d’or à ciel ouvert de l’Australie.
Lors de mon dernier voyage en 2008, j'avais pu assister à deux sériés d'explosion dans Super Pitt. Une d'exploitation et l'autre de sécurité.




2eme série d'explosion préventive celle ci

[IMG]

[/IMG]


Kalgoorlie ville d'un autre temps





Osons.Osons.
Kalgoorlie dernière grande ville de 30000 habitants avant d’attaquer le grand bush. Dernières emplettes à des prix encore raisonnables après c’est la » prohibitivité «
La prochaine étape Leonora, 2 a 300 âmes, ville de plus en plus fantomatique au fur et a mesure que l’or se fait rare.
C’est en général l’avenir funeste de toutes ces villes nées avec la ruée vers l’or..
Une rue principale a deux fois deux voies, il faut que les road trains puissent circuler sans gênes. Une dizaine de rues transversales et vous avez fait le tour du patelin. Une supérette, une quincaillerie, un boucher, deux ou trois autres magasins, trois bars hôtels restaurant, deux pompes a essence, un camping et quelques ateliers de mécanique. Et le Caravan Park, de ces trucs vous en verrez de partout. .

C’est ici que je rencontre André, mon ange gardien .
Retraité français habitant la région depuis une dizaine d’années.
Mon ange gardien, depuis qu’il m’a dit
« Si un jours tu as un problème dans le bush, tu me préviens, j’arrive. »
Ce qui fait que je me suis aventuré avec confiance, de plus en plus loin dans ces zones désertiques.
On est samedi, le bureau qui donne les permis de prospecter est fermé. Ouverture lundi matin. Je passe le week-end au camping avec André.Sur un carte il me montre les endroits ou il a trouvé de l’or, là ou il y a plus de chance, les réglages de mon détecteur Nous échangeons nos numéros personnels de téléphones satellites ;Programmons ceux de la police. Un vrai briefing..
Tout les campings ont une pièce pour faire la tambouille et manger et c’est là que je rencontre pour la première fois ces fameux prospecteurs australiens.La soirée se passe pas trop mal chacun y va de son petit conseil, moi j’enregistre tout dans ma petite tête.
Le lundi matin, permis en poche, le plein, de provision, d’eau, de glace, enfin je pars a l’aventure. A une soixantaine de km pour quelques jours Dans ce coin ils ont trouvé des tonnes d’or espérons qu’ils en ont laissé un petit peu




Lundi rien : C’est normal, je viens d’arrivée, je ne connais pas trop le coin.
Mardi rien : Peut être les réglages du détecteur et puis c’est si grand, il faut vraiment tomber dessus.
Mercredi rien. :Bon !!!Il y a un problème quelque part, il va falloir que je révise mes classiques
Jeudi RIENNN !!!!! Et on rigole pas.
Pour bivouaquer cette nuit je suis sorti de la piste.Pas trop loin. Un petit km. Le 4x4 est agencé pour que je puisse dormir a l’intérieur ;La chaleur est torride, En tenu d’Adam je m’endors dans les bras de Morphée .Si jamais, Eve l’apprend je vous raconte pas la scène de ménage. Donc me voici angéliquement blotti contre Morphée qui dit en passant est une personne métaphysique complètement sorti de notre imaginaire.
Vers 2 ou 3 heures du matin entre deux ronflements, mon subconscient décrypte un drôle de bruit.Tic tac, tic tic tac, tic tic, tic tac..
IL PLEUT….
Et raisonne dans ma tête la voix de mon ange gardien.André » Fiston (c’est comme ça qu’il m’appelle) Si t’es en hors piste et qu’il commence a pleuvoir tu rejoins la première piste venue. »
Sautant sur le siège conducteur complètement a poil (ce n’est plus le temps de faire de la prose) Moteur en marche, je branche le GPS, fonction Return et O’ miracle de la technologie, tout en suivant une kyrielle de petits points sur un écran de un pouce et demi sur deux pouces et demi en évitant de visu arbres et rocher je m’en retourne sur la piste salvatrice.

Vendredi : Après cette nuit dantesque, disons pour être honnête, légèrement agitée, je reprends ma détection.
Vers 15h je rentre à Leonora.
Après un bon décrassage, je m’installe a la cuisine ou il va falloir que j’affronte les collègues.
-Hello Peter. What did you find this Week?
-Noooothing .
-It is normal for the first time. Tout ça dit avec un petit sourire qui veut en dire long. Un French chercheur d’or, faut pas rigoler.
La soirée se termine avec un couple de suisse. Ils parlent allemand, anglais un petit peu français. Je parle un petit peu anglais, un petit peu allemand et, le français. Par contre je ne sais pas si ma bouteille de rhum a compris quelque chose elle, mais au petit matin elle avait sale gueule.Moi aussi d'ailleur
Samedi dans la matinée je fais mon réapprovisionnement et je repars dans le bush
Enfin la voilà. Ma première pépite.Allez disons deux grs
Hier soir j’ai fini de cuver mon Rhum.Soirée tranquillos a observé les étoiles puis vers dix heures PM au lit Ce matin comme d’habitude j’ai bu mon bol de thé, rangé le 4x4 et au soleil levant vogue la galère.
Vers 8h 45’ un énième son stridulant sur mon speaker, , je ne porte pas d’écouteur mais un haut parleur pour me prévenir, c’est moins gênant. Certains disent que c’est moins précis et qu’on loupe pas mal d’or avec ce système. J’ai choisi le confort.Tant mieux pour celui qui passera derrière.

121°44’127 ‘’ 28°42'268’’ qui avait -il le dimanche 26 septembre 2004 à 8h45 ‘à cet endroit. ? Un caillou gros comme le point. Et sous le caillou ? Ma petite pépite. Même pas enterrés. Tout simplement posée au sol.

Ce soir se sera double rasade de Rhum ça se fête un évènement pareil.-

Depuis deux jours plus rien. Toutes les cinq minutes je contemple ma pépite elle est vraiment trop belle. Et puis ça me remonte le moral.
Cet après midi un petit moment de frayeur, j’explique.
L’outil le plus important en prospection on pourrait croire que c’est le détecteur. Ben non ? C’est le GPS. Sans lui vous êtes condamnés à rester a coté de votre véhicule et de ne pas trop sortir des pistes.
Personnellement des que je mets le moteur en marche je branche le GPS.
Ainsi ou que j’aille j’ai mon trajet mémorisé.
Je m’arrête pour détecter, j’enregistre le way point sur le gps, ce point sera figuré par une petite voiture. En même temps je transcris les coordonnées du coin sur mon carnet de route que je porte toujours sur moi.
Je pars en prospection et des que je trouve une pépite je l’enregistre et l’a fait figurer sur le petit écran par un coffre fort ouvert. Le coffre fort fermé c’est lorsqu en me promenant je vois un coin pas mal et que je dis « tiens il faudra que je vienne détecter par ici. »
Tout cela devient une habitude et en fin de journée au bivouac, figuré par un teepeeh indien. Je classe et efface tout ces way points.
Donc en cette fin d’ après midi la détection ne donnant rien Je me promenais à travers le bush mon appareil sur l’épaule.
Le bush on aime ou on n’aime pas. Moi j’adore.
Personne, le ciel généralement bleu, le silence ; l’immensité, des pierres, des arbres quelques fleurs.Le monde tel qu’a pu le voir le premier homme et c’est moi.




Fini de rêver il faudrait penser à rentrer.
Un petit coup d’œil au GPS.
Dernier positionnement de mon véhicule.
Fonction : Return.
Distance : 3km.
Direction : suivre la flèche ;
Et c’est parti mon kiki.
De temps en temps un petit coup d’œil sur mon « guide » :Un peu plus a droite un peu plus a gauche. Tout droit etc…etc…
C’est la technologie qui me guide. Pour une fois, merci les américains avec vos satellites.
Re coup d’œil sur le gps:
Véhicule à 500m légèrement a droite.
Véhicule à 300m tout droit.
Véhicule à 150 m tout droit
Il y a quelque chose de bizarre, mon 4x4 je le voyais au pieds d’un petit monticule avec des arbres et là, pas de monticule, plutôt la morne plaine avec quelques arbustes qui se cavalent après.
Véhicule à 50 m à gauche.
50 m a gauche je ne vois rien. J’y crois pas, il y a un blême quelque part.
25 m droit.
10 m droit.
Sur cible.
Pour le moment sur la cible il n’y a que moi et comme un con encore.
Première pensée n m’a fauché le véhicule.
Mais bon, faucher un véhicule a cet endroit c’est un peu une condamnation, un crime. A la rigueur qu’on me le vide ça passe.
Je laisse de coté cette première pensée.
A force de en tourner en rond j’ai repéré les traces de mes roues, donc a un moment donné j’étais bien là.
Perplexe le gars.
Je reprends le GPS /Menu /Fonction/Way point./Page Deux.
Page deux ??:c’était hier ça !
Aujourd’hui c’est page un.
Effectivement hier je suis passé à cet endroit. Je me suis planté dans mes WP tout à l’heure ou tout du moins une erreur de page. Erreur quand même.
Re WP /page un/ La petite voiture qui signale mon car et OK
5 KM dans cette direction.>>>>>
[Salut les gars, trop content de retrouver mon 4x4

“Hello Peter What did you find this Week.”
je la reconnais cette voix Il m’avait posé la même question la semaine dernière ;l’enfoiré
C’est surtout son sous- sourire qui me gonfle, vous savez celui qu’on ne voit pas mais que l’on ressent comme une déchirure. En deux mots il se fout de ma gueule.
Avant de lui répondre, je vous explique que je suis rentré sur Leonora. dans l’après midi
J’ai prospecté, roulé, prospecté, et même du roulé sur l’or, au sens propre et: en un seul mot. ;
Nothing.
But, I am ready pour partir demain matin.
Pour le moment c’est l’heure de la popote dans la cuisine du camping ou l’on est cinq ou six a boire l’apéro
Je suis le seul en cette saison a rester plusieurs jours de suite dans le bush. Les autres rentrent tous les soirs.
“I made best that last week. “
Excusez moi je réponds à l’autre.
Pour ceusse qui parlent espagnol et pas anglais, je traduis : j’ai fait mieux que la semaine dernière.
Et que leur montre la pépite et qu’ils me disent que c’est pas mal pour un début surtout pour un français, et que je leur dis que je suis allé a tel endroit et qu’ils me répondent que c’est pas bon (ça je l’ai vu) qu’il vaut mieux aller de l’autre coté ( ils vont vite se rendre compte qu’ils avaient raison. S’ils avaient su) et patati et patata
Des conseils ce soir là j’en ai reçus à revendre.
Mon truc a moi dans ces cas de figure c’est d’avoir l’air con.
Je sais, y en a qui vont dire que je n’ai pas que l’air.
Donc, Tellement l’air con que le gars y se dit même si je lui donnais les six numéros gagnant du loto il serait fichu de se planter en les cochant.
Je suis méchant car en cette soirée j’ai appris biens des secrets sur les techniques de prospection en Australie.
Me voici sur la route de Laverton. Au km 42 je dois prendre une piste sur la droite.
Devant moi une barrière fermée. J’ouvre, je passe et je referme.
Code international de la barrière : Quand c’est ouvert tu laisses ouvert quand c’est fermée, et bien il y a des cons qui laissent ouvert.
Et celui qui passe après, il va laisser ouvert c’est normal
Heureusement, pendant que je philosophe mon 4x4 avale les km et des tonnes de poussière..
Au début la piste n’est pas mal, puis un peu moins bien, tourne dans le pas bien du tout pour enfin disparaitre complètement





J’entame le hors piste, pas de difficulté, il suffit juste de louvoyer entre les arbres, d’éviter de rouler sur les buisson, en se cassant a la base le bois est pointu comme un fer de lance et adieu le Pneu.
En trois mois de bush trois pneus éclatés et cinq crevaisons. Merci j’ai donné.
Et dernière difficulté la traversée des creeks(lit de rivière asséchée) souvent les bords sont abrupts, donc c’est de trouvé l’endroit par ou l’on peut rentrer, ça c’est assez facile, descendre pas de problème, la ou ça se complique c’est pour ressortir donc a chaque traversée des que j’ai trouvé le point d’entrée je vais à pieds chercher le point de sortie.
Vous devez sourire devant cette profusion de précaution, mais je voyage tout seul et si je me plante c’est pour mes zigues. Le moral il faut que je me le soutienne tout seul.
Me voilà arrivé en un endroit que je n’avais pas du tout choisi, mais que je trouve à mon goût
Un fond de vallée, Attention pas une vallée genre Alpes, Auvergne, Pyrénées ou autres Vosges ou Jura (Je n’ai oublié personne ? )Une vallée du bush
Australien, entourée de collines, cent, deux cent mètres de hauteurs quelques arbres, très peu d’herbes et beaucoup de cailloux et beaucoup de terre rouge.
Deux grands arbres qui me donneront un peu d’ombre. Le coin rêvé pour un campement
Le fameux creek que j’ai traversé trente six mille fois bifurque un peu plus haut vers la gauche en s’engageant entre deux autres collines. Tout ceci n’est pas grand, d’où je suis, je peux distinguer la sortie du creek de l’autre coté sur ce qui me semble être une plaine. J’irais par-là bas demain matin.
Et pour la fin de journée je me réserve le petit champ en face sur l’autre rive du creek. Un peu comme à la pêche a la truite, le coup du soir.
Pour aujourd’hui Installation du matériel, bouffe et quelques photo de couchers de soleil si ça vaut le coup..
Le soleil est déjà pas mal haut quand je déterre ma première pépite. Le creek n’a rien donné et pourtant quand on voit tout ce sable on se dit…..
Pour le moment je suis dans la plaine que j’avais entre aperçus derrière les collines.
Deuxième pépite pas très loin de l’autre.
Une pépite c’est un coup de bol, elle a été oubliée par les autres, un accident quoi !!!
Deux pépites ça change la donne, que tu en oublies une, comme je le dis plus haut c’est un accident.
Que t’en oublies deux, là, ou t’es complètement mauvais ou alors…..le coin n’a jamais été prospecté (c’est beau de rêver).
Dans le doute, en général tu prends la deuxième solution.
Le terrain est vierge..Maintenant les choses sérieuses commencent.
De ton sac tu sors un bout de chaîne de un mètre, environ un à deux kgs tu y attaches une cordelette de un mètre cinquante et tu te la fixes a la taille. On appelle ça le chaînage.
Maintenant tu délimites une portion de terrain cent mètres sur cent mètres. Le plus souvent ce sont des éléments naturels qui font offices de balises, arbres, rochers. Et tu commences la détection. Un peu comme dans un champ de vigne, rangée par rangée. Mais là ce sont les traces de la chaîne sur la terre qui te guident. ET C’EST TRES TRES LONG !!!!!!!!
Vers treize heures toujours rien c’est sur que j’ai pas fait grand chose comme surface. Je rentre au 4x4 je reviendrais faire un tour en fin d’après midi.




Ma pose de midi a été plus longue que prévue, je vais donc finir la journée sur le terrain en face du campement.
Premier signal, une balle en plomb, on en trouve de partout. Reliques des chasseurs qui fournissaient la viande aux prospecteurs au début du siècle dernier. Viande payée en or évidemment.
Deuxième signal quelques mètres plus loin. Vu le bruit, certainement une canette ou autre conserve.
Je creuse quand même.
Cinq centimètres. Il faut que je vous dise que ces cinq premiers centimètres représentent en moyenne la couche de sédiment qui c’est agglomérée sur le sol au cours des cents dernières années, donc 99 fois sur 100 et je dirais mieux 999 fois sur 1000, de ce que l’on va trouver dans cette couche sera tout sauf de l’or.
Un petit coup de détecteur, mon speaker (petit haut-parleur qui remplace les écouteurs) hurle à tout va.
Dix centimètres. 50 pour cent de chance que ce soit de l’or.
Rebelotte pour un petit coup de détecteur.
Là le bruit commence à me plaire.
Vous avez compris que plus on creuse en profondeur plus les chances de trouver une pépite sont grandes.
Je fais l’impasse sur les quinze centimètres et à vingt cela sonne toujours.
Je creuse comme un fada. Cailloux, sable, terre, le tas de déblaies est devenu conséquent.
Petit coup de détecteur dans le trou. Silence complet.
Je regarde mon tas de terre et essaye d’y apercevoir quelque chose qui ressemble à du jaune. Nada.
J’éparpille un peu juste pour le plaisir. Re-Nada.
Je commence alors la danse sacrée du prospecteur.
Premier temps :
Du pied vous partagez en deux le tas de terre qui se trouve devant vous.
Deuxième temps :
Vous passez le détecteur sur les deux tas. Obligatoirement votre appareil va sonner sur l’un des deux.
Toujours en balançant votre pied vous balayez le tas stérile dans le trou et vous recommencez comme au premier temps ainsi de suite.
Facile!! Non ??
Maintenant j’ai à mes pieds l’équivalent de quatre grosses poignées de terre et de cailloux, j’enlève ceux ci, partage une dernière fois mon tas de terre, passe le détecteur, et….
Silence complet.
C’est quoi ce truc là ?
Je regarde le trou avec les cailloux que j’y ais mis, j’en prends une poignée. Détecteur. Rien du tout.
Je ramasse la dernière pierre genre, vingt centimètres sur sept et cinq d’épaisseur. Détecteur. Je ne vous dis pas !!! Le sismographe de Strasbourg a du enregistrer 6, 5 sur l’échelle de Richter. Avec l’épicentre au –28°48’41’’ et 121°40’ 49’’.
C’est un quartz, blanc a l’origine, mais rouge pour le moment. Quelques millions d’années dans la terre rouge ça laisse des traces.
Par contre pour l’or il est entièrement a l’intérieur.
Quartz fragmenté.A l'intérieur 63grs d'or.


C’est bien beau tout ça mais la journée n’est pas terminée.
Dans l’espoir de trouver d’autres pépites je prospecte consciencieusement le terrain centimètre carré par centimètre carré et ceci pendant deux jours de suite.
Deux jours pendant lesquels moult balles de plomb, agrafes, capsules de canette et autres ferrailles sont venus remplir ma besace à rubbish (ordures). Mais d’or. Point.





Rencontres animalières dans le bush
Pendant que Monsieur Emeu garde les gosses, il parait que c'est comme ça chez eux.

Madame batifolle dans les prés



Ce qui ne gene en rien madame goana d'aller prendre un petit bain.




Il n’est pas loin de dix heures, je sors du shop ou je suis allé faire mes courses pour la semaine
Je me dirige vers le Bottle shop qui ne va pas tarder à ouvrir et en passant près du 4x4, je remarque que le pneu avant droit à l’air un peu dégonflait.
Je lui vire un grand coup de pompe juste pour le tester (à ce geste on reconnaît le vrai mécano bricoleur) et là ma roue, sous le choc, fait un va et vient pas trop catholique.
Je la prends à deux mains, la secoue, et le jeu est vraiment important. »
Problème » me dis je.
Pas très prudent de partir dans le bush dans ces conditions.
Il existe à Laverton une casse dont le propriétaire un certain John est un grand ami de mon ange gardien André (voir dans les premiers épisodes).
Il lui avait parlé de moi quelques jours au paravent et m’avait dis qu’en cas de pépin je ne me gène pas d’aller le voir.
C’est beau la solidarité.
A la sortie du village, un grand champ de voiture, vous avez deviné comme moi que c’est la casse de l’ami John.
Je me gare à l’intérieur et un immense vieux s’approche.I am the friend from AndréAh! You are Peter the French man?Yes!What are you? Qu’il me ditI have a problem with a wheel of my car .Que je lui répond.Show me.
Et nous voilà pencher sous le 4x4 en trains d’ausculter la pièce traîtresse.
Entre parenthèse, vous avez vu que mon anglais tout en étant sommaire et assez explicite. Comme je dis toujours, ils me comprennent mieux avec mes cinquante mots de vocabulaire anglais que moi avec leurs cinq cent.
Fermons la parenthèse, pour en revenir à l’autopsie de ma rotule de direction car c’est bien cette pièce maîtresse qui m’a lâchée. Diagnostic : il faut la changer.
Dans ma tête je me vois déjà bloqué trois ou quatre jours en ville le temps de faire venir une rotule neuve de Kalgoorlie qui est à quand même à quatre cent bornes
Je pose innocemment la question.You have this piece here ?Yes, no worries.
Gros soupir de soulagement : Sauvé !!!
Sur ces entrefaites arrive une charmante Mammy, sa compagne, qui nous propose un petit breakfast.Your tea, with milk?Yes Madam.
Et nous voilà partie en grande discussion sur la France et ses problèmes (Novembre 2005) .L’or australien, il y en a de moins en moins, ce n’est plus comme avant et patati et patata. Le tout agrémenté de petits gâteaux arrosés d’un bon thé au lait.
Trois quarts d’heure plus tard retour dans l’atelier
Pièce en main mon ami John part dans son magasin, le champ de carcasses.No good. No good.
C’est à grands coups de tatane (Il doit chausser du 53) et de marteau qu’il teste les trains avant des pauvres Toy.
Enfin là voilà. Garantie neuve, trois cent mille km minimum. Fin du rodage. Quoi !!!
Un peu de graisse, deux tours de clé, la roue remise en place. La réparation est terminée.
Je pose la question.How many?
Je me dis”Tu vas voir, l’enfoiré il va te compter deux heures avec la pause thé incluse. Ce n’est pas a un assassinat que je vais être soumis mais au moins à un massacre.
Verdict.Forty minuts.
Dare dare je surenchéris, bon seigneur.One hour. Fifty dollards.
Affaire concluse.
Sur ce, je reprends la piste pour m’enfoncer dans le bush.
Tout compte fait j’ai passé une bonne matinée.
Succursale Toyata de Laverton.
L’atelier

Le magasin de pièces détachées

Tout en douceur

Fucking de pièce of car .Tu vas venir ???

Une soirée bien arrosée.








Depuis deux jours je suis dans un creek.
Ce n’est pas possible, j’ai du retourner des tonnes de sables et toujours rien.
Après 20000km en avion.
4500km de route.
50km de piste.
6 h de marche.
A un moment T, en un point X sur le globe terrestre, je me pose la question.
<>(What I do in this creek)
Le mois dernier, un gars est sûrement passé par là, comme l’a fait un autre deux mois auparavant comme l’ont fait des dizaines, sinon des centaines d’autres le siècle dernier.Et toi t’es là encore à espérer.
.Si c’est à un moment T et un endroit X que je me suis posé The Question.
C’est au moment T+ 5 secondes ( le temps de réflexion) et au même endroit X que je me hisse hors du creek.
Pourquoi à cet endroit et pas plus loin?
La chance ?
Un prospecteur qui à du nez ?
Disons que pour contenter tout le monde.
Je suis un prospecteur chanceux qui a du nez.
Et de bons yeux.
Car a peine sorti de mon trou je me trouve yeux à yeux avec un beau quartz, de la grosseur d’un abricot, tout veiné d’or.
Tout simplement posé sur le sol.
Je pense à cette pierre qui devait être là depuis des milliers d’années en pleine nature, bravant les intempéries, qui a vu passer des centaines de prospecteurs et qui se retrouve en l’espace d’un instant au fond de la poche d’un gars qui n’est même pas du pays.

La suite vous vous en doutez.
Plus rien de toute la journée.
D’ailleurs j’ai remarqué que je marche par cycle de trois jours.
Deux négatifs pour un positif. Le contraire eut été mieux.
Mais comme le dit le fameux adage.
« Qui vivra verra ».
Lessive, ménage, douche, c’est dans l’ordre les taches hebdomadaires qui m ‘attendent au camping.
N’allez pas croire que je me lave qu’une seule fois par semaine. Dans le bush c’est douche tout les soirs et souvent le midi en rentrant de prospection.
Le grand bain du soir, trois litres d’eau maximum.
Un litre pour ce mouiller. Deux litres pour ce rincer.
Pour le midi, disons que c’est plutôt un rafraîchissement. Un litre suffit largement. Mais qu’est ce que ça fait du bien.
Pour le moment, oublié le bush pour quelques heures me voici au camplng de laverton.
En parlant d’heure cela me fait penser que c’est celui de l’apéro, un coca rhum en main et bien installé dans mon fauteuil, j’attends.
Je dis toujours que le monde appartient à ceux qui osent, mais t’en fait pas si tu n’oses pas les autres le feront pour toi.
Un gars arrive. Je suis sur le passage qui mène aux cuisines endroit stratégique pour lier conversation.
La cuisine c’est très bien car le gars qui y va, il a le temps, en général vers cinq heures c’est le moment de chercher sa bière ou son coke au frigo du camping.
Sur le chemin des toilettes ce n’est pas pareil, le gars était tranquillos dans sa caravane occupé à ce que vous voulez et d’un coup il a une envie pressante, donc à l’aller il languit d’arriver et au retour sa seule préoccupation c’est de reprendre l’activité qu’il avait laissé tomber disons avec précipitation ;
Ceci dit, j’en reviens à mon gars celui de tout à l’heure, arrivé a ma hauteur, question de parler car moi je suis assis et lui du haut de ses un mètre quatre vingt dix, il me domine plutôt.
Nous entamons la conversation.
Je lui propose un verre de ma mixture, on trinque et nous voilà parti sur des chemins cousus d’or.
Tout fier je lui montre ma récolte de la semaine.
Il trouve le cailloux magnifique, pour les pépites, je me demande s’il les a vues.
« Wait a minut « qu’il me dit.
Va vers sa caravane et revient, comme il me l’avait dit, une minute plus tard, un boite a la main.
La renverse sur la table, et moi de mon coté manque de me renversé du fauteuil tellement le choc est violent, choc visuel s’entend .
Devant moi, étalé, plus d’un demi-kg d’or, j’en crois pas mes yeux, la plus grosse pépite doit faire dans les cent grs, de toutes les formes, la couleur de l’or change suivant la région ou il est trouvé, là je peux vous dire que toutes les régions aurifères d’Australie sont représentées.
Je pense encore a la misère que je lui ais montrée. Oh la honte.
Bon le gars est sympa il fait ne pas trop le cador, mais pour moi c’est quand même la honte.
Et puis je vais vous dire si nous les petits on n’existait pas les grands y s’auraient même pas qu’ils sont grands.
Indéniablement devant ce gars je ne fais pas le poids.
Mais comme le disait un grand bon homme de Gaule
« On a perdu une bataille mais pas la guerre »
« Wait a minut. » Que je lui dis.
Et je vais chercher mon ami André.
A ma gauche l’australo, un mètre quatre vingt dix, quatre vingt quinze kgs.
A ma droite Dédé le parigot, un mètre soixante dix, quatre vingt cinq kgs
Moi, un mètre soixante quinze, soixante deux kgs.
Vous l’avez deviné. J’arbitre.
DONGGG…(C’est le gong)
L’australien a déjà étalé son jeu sur la table. Grosso modo cinq cent grs d’or.
Je peux vous dire que c’est beau.
Maintenant à Dédé.
Dans sa main, un vrai battoir, d’ailleurs je lui disais que la prochaine fois que je revenais ici, je ne prendrais qu’un billet aller. Pour le retour, une bonne torgnole de sa part et je rentrais au pays sans toucher le sol et gratuitement en plus.
Revenons au match, donc je disais, dans sa main un pot de confiture.
Et vlan !!! Le voilà qu’il le renverse (le pot) sur sa moitié de table.
Cinq cent plus cinq cent, mille grs, soit un kilo d’or devant mes yeux.
Entre cent cinquante mille et deux cent mille francs étales sur une table de camping même plus coté à l’argus.
Toutes les formes, tous les poids, toutes les variantes de jaune s’offrent à moi.
Toute l’Australie Orpitheque sur un demi-mètre carré de formica. Ne cherchez pas le mot orpitheque dans le dico, je viens de l’inventer.
DONGGG…. Match terminé
Le vainqueur?
Il n’y en à qu’un.
L’OR.
Pendant l’heure qui suit, je vais faire le tour de l’Australie, auriferement parlant.
Le coca/rhum coule à flot ce qui a pour effet de délier les langues surtout celle de notre autochtone.
Une pépite de deux onces, soixante grs, dans les mains, il nous explique qu’il l’a trouvée dans un endroit qui s’appelle Anchor Mine.
Ni André, ni moi connaissons cette mine.
L’alcool aidant, d’un coté à posé des questions et de l’autre à y répondre.
Nous demandons, pas innocemment du tout ou se trouve ce coin.
Et là, la chance joue pour nous.
La carte que possède André, date de mathusalem, éditée pas mal d’années avant que la mine ne soit découverte. Donc pas d’Anchor Mine
Ni une ni deux notre ami va chercher la sienne.
La déroule, un vrai prospecteur ne plie pas sa carte, il la roule.
Bien déployée sur le capot du 4x4 nous suivons ce doigt indicateur qui nous amene peut être vers un hypothétique futur Eldorado.
« Anchor Mine, it is here”
En effet, la mine existe bien, mais moi ce qui m’intéresse, c’est les cinq ou six petites croix tracées au crayon qui l’entourent.
Le lendemain, je ne vous dirais pas vers ou je partais.




« Deux heures P.M. mon voisin de camping, Bryan, me propose une sortie avec son véhicule à une trentaine de km.
Ca ne m’enchante guère, j’ai l’habitude de partir avec mon 4x4 avec tout mon barda
J’accepte, mais à contre cœur.
Le paysage devant nous est immense, à perte de vue des arbres. Je ne connaissais pas du tout ce coin.
Une fois arriver, je prépare mon matériel et constate que j’ai oublié mon GPS.
Il n’y pas trente six solutions, il va falloir que je prospecte à vue du véhicule.
Bryan part de son coté nous nous donnons rendez-vous vers cinq six heures
Première alerte, je creuse, un rubbish. (Poubelle, ne pas confondre avec rubis).
Je surveille toujours du coin de l’œil le 4x4.
Deuxième alerte, toujours du rubbish
Je m’éloigne de plus en plus et il arrive ce qu’il devait arriver
« BIPPP!!! !!! je ne vois plus le 4x4 »
Pas d’affolement.
J’essaie de retrouver le dernier trou creusé d’où je voyais encore le véhicule.
Ni trou. Ni 4x4
Cela fait une bonne demi heure que je suis dans la panasse, l’angoisse commence à me prendre.
J’appelle, mais l’autre tordu, (je commence à lui en vouloir), avec ses écouteurs sur les oreilles doit rien entendre
Je décide de bouger le moins possible, mais l’attente est très longue et je ne peux m’empêcher de temps en temps de faire quelques pas dans une direction pour revenir dans une autre, ce qui finit par complètement me désorienter.
Le jour baisse, mon collègue devrait avoir terminer de prospecter..
« HHHHHEEEELLLPPP !!!!HHHHHEEEEEELLLLLPPPP »
« BBBBRRRRYYYYAAAANNNNNNN »
Apres chaque appel, je fais le silence pendant quelques secondes pour intercepter une hypothétique réponse. Toujours rien.
La nuit est tombée, la température passe d’une trentaine de degrés à une vingtaine cela n’a l’air de rien mais moi je me caille.
La fatigue, l’angoisse, la soif, le froid, avec tout ça je commence à avoir le moral en dessous du zéro.
Je me dis que mon collègue va sûrement allumer un feu pour signaler sa présence.
Je grimpe à un arbre, pour essayer de mieux voir mais je me retrouve au milieu des feuillages.
Comme poste d’observation c’est pas la panacée !
Un petit vent c’est levé ce qui accentue la sensation de froid, en tee shirt, short et sandalettes c’est loin d’être le confort.
Pour me protéger de la froidure, je ramasse des branches mortes et je bâtis un semblant de paravent.
A l’abri le réconfort est de courte durée.
Je stresse à mort, recroquevillé sur moi-même adossé a un tronc d’arbre, à soixante berges je pleure comme un gosse.
Je maudis l’Australie, la détection, mon collègue, le monde entier.
Une ou deux fois l’an on retrouve un véhicule abandonné dans le bush mais rarement le gars.
J’ai du mal à me voir bouffer par un prédateur.
C’est pas possible je dois faire un cauchemar, tout à l’heure je vais me réveiller.
Je ravale mes larmes, je me lève, d’avoir chialé m’a fait du bien, j’ai vidé mon trop plein émotionnel.
J’analyse la situation, en lisant ça fait très académique, ordonné. Sur le terrain chaque pensées sont accompagnées d’une bordée de jurons.
Ca réconforte.
Allons-y pour l’analyse: En partant du village, je sais à peu prés la direction dans laquelle on s’est dirigé.
La difficulté c’est qu’avec la nuit, le ciel nuageux et les vires vires que je me suis payé en détectant, il est impossible de me situer.
Mes gros problèmes pour le moment c’est la soif et le froid et ce n’est pas en restant ici que je les dénouerais.
Des pistes, quelques direction que je me dirige, je tomberais fatalement sur une, maintenant, il se peut que celle ci ne soit pas fréquentée et qu’il ne passe personne pendant des jours.
J’opte quand même pour cette solution.
Mon détecteur sur l’épaule, je trace en me faufilant entre les arbres.
Au bout d’un certain temps, une idée me vient en tête.
Dans toute la région aurifère du West Australia (a peu près grande comme la France)on fait des milliers de carottages pour chercher différents minerais.
Je me dis que les gars doivent aussi travailler de nuit et qu’avec les phares et les bruit des moteurs cela devrait me guider.
A taton, j’essaie de trouver un arbre un peu plus haut que les autres mais dans cette nuit d’encre il est impossible de voir quoi que se soit.
Je me base donc sur le diamètre des troncs pour estimer leur hauteur.
Plus le tronc est large, plus il est haut. Une théorie qui en vaut une autre, mais apparemment ça marche.
Coincé dans une fourche je surplombe d’une courte tête la canopée avoisinante.
Au bout de dix minutes, les membres ankylosés par ma position on ne peut plus instable je décide de descendre et continuer mon « chemin »
De lumières et de bruits de moteur. Nenni.
Reprenant mon détecteur au passage me revoilà louvoyant entre les eucalyptus et autres callitris pyramidatis.
Ce qu’il y a bien dans l’action c’est que le positif l’emporte sur le négatif.
Il y a quelques heures je pleurais au pied d’un arbre me voyant déjà a moitié mort bouffait par une bande de charognard.
Maintenant j’ai un but.
Il faut que je m’en sorte.
Je la trouverais cette Put1n de piste.
Depuis un moment les arbres me semblent plus disperser.
Il est temps que je trouve un observatoire.
J’ai beau scruter, écouter rien du tout. J’attends encore un peu, puis repart en essayant de garder toujours le même cap.
Et cette soif qui me tenaille. Moi qui boit mes deux ou trois litre d’eau par jour, d’accord ce n’est pas toujours que de l’eau mais c’est du liquide.
Je rêve d’une bière, non deux. La première cul sec parce que je meurt de soif et la deuxième.
« Garçon une autre et bien fraîche »J’en ai les babines qui en bave.
que j’ai soif. »
Le terrain est plat mais pas mal accidenté et du bois mort en veux tu ? En voilà.
Avec mes sandalettes je n’ose même pas penser à l’état de mes pieds.
Cela fait un bon quart d’heure que je suis au sommet de mon arbre a l’affût du moindre bruit ou de lumière.
Le vent c’est calmé puis arrêté. Ce qui facilite ma chasse.
Tout devant moi.
Il m’a semblé entendre un bruit sourd?
Est ce le fruit de mon imagination? Ou le passage d’un oiseau nocturne?
J’attends encore un peu.
Plus rien.
Je reprends ma route en direction du bruit supposé.
La foret est plus clairsemée ce qui facilite ma marche d’aveugle.
Dans l’air flotte quelque chose de bizarre que je n’arrive pas à définir.
Le terrain a changé, les arbres ont disparu le sol est devenu plus sablonneux, j’accélère le pas et Bingo !!
Je suis embourbé jusqu’aux chevilles. Perdant l’équilibre me voilà affalé dans la vase.
Mon trop fidèle détecteur ne m’a pas quitte d’un pouce et m’a suivi comme son ombre dans ce bain que certains diront de jouvence.
En d’autres temps cela aurait pu être une situation hilarante. Mais là pas trop.
Apres un court moment de désespoir je me relève avec un gros SFLEEUURT de succion et en quatre petits sfleurt a reculons je sors de ce merdier.
J’essaie, tant bien que mal, de me nettoyer mais je n’insiste pas trop, cela frise « Mission Impossible »
Je verrais avec l’age si c’était un bain de jouvence, mais pour le détecteur hormis le fait qu’il doit ressembler à une bouse, il se retrouve avec une fracture ouverte du manche. Pour l’instant c’est surtout moi qui vait souffrir pour le porter. Sur l’épaule ça aller mais maintenant il va falloir le porter sous le bras. Manière beaucoup moins pratique.
Qui dit boue ! Dit eau ! Non ?
Je contourne précautionneusement cette mare traîtresse et cherche à trouver le berceau de cette eau salvatrice. Car je crève de plus en plus de la soif..
Je la sens, elle n’est pas loin.
Un talus devant moi qui descend assez abruptement et enfin je la distingue, je devrais plutôt dire je la devine.
Quel plaisir de patauger !
Je me lave vite fait les mains, m’asperge la figure.
Catastrophe.
Je porte une poignée d’eau a ma bouche et la recrache aussitôt.
Je suis tombé sur un lac salé.
Désespoir, espoir.
Je ne vais pas m’appesantir sur le désespoir, vous en connaissez la raison. Il ne me reste plus qu’affaire avec.
Mais là vous vous dites « Il disjoncte le mec «
Il crève de soif a coté de trois millions de m3 d’eau SALÉES et il parle encore d’espoir.
Eh Oui. Maintenant je sais ou je suis.
Par rapport à la ville ou je campe il n’y a qu’une région ou il y a des lacs salés.
Par contre le mystère : à quel endroit je me trouve au milieu de toute cette flotte.
Au nord, au sud, a l’est, l’ouest. Je vous épargne les nord/nord est etc. etc.
Après m’être débarbouillé succinctement et de plus L’eau salée sur les égratignures ça pique, je reprends ma route.
A droite a gauche?
De toute façon il faut que j’aille de l’autre coté.
Dans mon grand malheur j’ai quand même la chance que tous ces lacs ne font que quelques centaines de mètres de diamètre.
Quelques centaines de mètres ça peut faire quand même entre cent et mille mètres.
Donc on a du petit qui peut être un peu grand.
Je ne sais pas si vous me suivez mais pendant que vous m’écoutiez, je suis partie sur la gauche et mon intuition me dit que j’ai bien fait.
Mentalement je me représente la courbe que je suis entrain de parcourir et toujours mon intuition me dit que je suis de l’autre coté et qu’il faut que je reparte perpendiculaire a la plage.
Aussitôt pensé, aussitôt fait.
Les arbres commencent à se faire plus présent il va falloir que je trouve un perchoir le plutôt possible.
Cela fait un bon moment que je suis à l’affût du moindre indice de vie. Mais rien.
Je prépare a descendre quand une légère brise m’apporte sur ces frêles ailes un vrombissement sourd qui n’a rien de naturel. J’attends encore un peu. Plus rien.
Je suis maintenant en pleine foret, ma vitesse est ralentie par les ramures.
Cela doit faire une dizaine d’heure que je suis perdu. Je dis une dizaine d’heure. Mais je n’en suis pas sur du tout.
La fatigue commence à gagner sur moi, je voudrais me reposer mais j’ai peur de m’endormir et demain de ne plus savoir dans quelle direction me diriger.
Le plus dur c’est la soif qui me tenaille, je n’aurais jamais cru que se serait si dur que ça à supporter.
La soif.
Mes pieds aussi me font souffrir pas quand je marche c’est surtout a l’arrêt ou alors quand je suis perché là haut.
Le terrain à l’air de s’élever, pas de beaucoup quelques mètres pas plus, il me semble être sur un mamelon.
Au sommet, je fais une petite halte.
Un flash devant moi.
Un éclair d’orage, une lumière parasite qui c’est faite en clignant des yeux.
Ou alors !!!
Toujours l’espoir.
J’ai le regard tellement scotché sur ce bout d’horizon que les yeux m’en piquent.
Les minutes passent le désarrois me gagne, j’en ai marre de tout.
Promis juré une fois que tout est terminé, je rentre en France et que l’on ne me parle plus de l’Australie.
Tout dans mes funestes pensées, une lueur apparaît et disparaît.
Cette fois ci je l’ai bien vu, un balayage plutôt qu’un éclair. Quelques secondes plus tard un bruit sourd mais lointain se fait entendre.
Il n’y a plus de doute, il y a de l’humain par la bas.
J’ai envie d’attendre pour voir si le phénomène se répète, mais je n’y tiens plus.
Mon détecteur sous le bras je descends vers la foret.
Sous les arbres je ne peux voir les lumières mais à intervalles réguliers me parvient le doux bruit d’un de camion diesel.
Maintenant je sais ou je suis.
Les camions transportent du minerai et font une rotation entre la mine et l’usine de traitement qui se trouve a quelques km du camping ou je crèche. Et je connais très bien ce track pour l’avoir pris plusieurs lorsque je partais en prospection.
Me voilà au bord de la piste, J’attends avec impatience le prochain passage.
Malgré la joie de m’en être sorti, la soif me tenaille tout autant. De plus avec le passage des véhicules l’air est saturé de poussière.
Enfin des phares, j’ai beau faire des signes le camion passe a toute berzingue sans s’arrêter.
Avec ma dégaine, couvert de boue, de poussière, en short et tee shirt hyper crade, ils doivent me prendre pour un Abo complètement défoncé.
A chaque passage je m’enhardis de plus en plus vers le milieu de la piste pour leur faire signe. Mais rien n’y fait. Si je ne m’écartais pas je crois que les gars me passeraient dessus.
Avec tout ce que j’avale mes poumons se sont fossilisés, j’ai du mal à respirer et mon gosier est
un enfer.
Le camion est a une dizaine de mètres pleins phares klaxon a fond, je dois commencer à le gonfler le mec a jouer au toréador. Je me jette de coté au dernier moment et me résigne a attendre le prochain passage.
C’est là que j’entends mon camion descendre ses vitesses suivies de grands coups de frein.
Enfin il s’est arrêté.
Je parcours en courant, de peur qu’il ne reparte sans moi, les deux cent mètres qui nous séparent.
Je monte a bord. Je lui raconte ma mésaventure. Apparemment il n’en a rien à foutre, il faut dire que mon anglais est au ras des pâquerettes. Je lui parle de ma soif il s’en contrefout.
A trois km du village, lui, doit prendre la piste qui va vers l’usine et il me largue.
Le jour commence a se lever, il doit être vers les cinq six heures du matin cela fait donc une douzaine d’heures que je me suis paumé. Une douzaine d’heures que je marche.
La première maison apparaît.
Comme un voleur je me glisse dans le jardin. Par terre gît un tuyau d’arrosage comme un fil d’Ariane je le remonte jusqu’au robinet.
Ce n’est pas de la bière mais qu’est ce que c’est bon.
André et moi sommes autour du feu, les yeux rougis par l’émotion il fini de me narrer une mésaventure qu’il lui est arrivé il y a une dizaine d’année.
D’un revers de main il s’essuie une larme
"Putain!!! de fumée " Qu’il me dit



Après un mois de prospection, j’ai pris mes habitudes .
Huit jours dans le bush et une petite journée au village, le temps de faire la lessive et de réapprovisionner le garde manger, sans oublier le carton de bière.
Huit jours en autonomie complète il faut avoir une gestion assez stricte mais non contraignante. D’abord la veille du départ qui correspond a quelque chose prés à l’arrivée au camping, Je fais cuire trois portions de riz sur le gaz de la cuisine commune. Toujours ça d’économisé.
Au shop le lendemain matin j’achète de la viande congelée, ce qui me permet de la garder deux jours de plus.
Des légumes, des fruits pour composer quelques recettes made in bush, et je termine invariablement mes courses par l’achat de trois bags de ice, (sac de glace) pour mon Eskit, glacière, au road house à la sortie du village .
Pyramide de Bière

Le Vieux campeur de Leonora

Je décide cette fois si d’aller un peu plus au nord dans un coin qui s’appelle Famous Blue Mine à cent cinquante km de Laverton.
Cette mine, comme toutes les autres de la région d’ailleurs ont connu leurs heures de gloire, il s’y est ramassé des tonnes d’or au siècle dernier.
Quand je pense qu’a l’époque les gars se tapaient tout ce chemin, Kalgoorie ce trouve a plus de cinq cent km, à pieds avec leur bardât sur le dos.
Avec mon 4x4 des fois je me sens tout petit. Me voici donc à Famous après trois heures de piste.
La première chose, c’est d’aller sur le site même et de s’éloigner de ce point de un à deux km, en général soit vers le nord ou le sud et de trouver un coin qui vous plaise, et a partir delà de promener sa poêle a frire.
Une fois le bon terrain trouvé et la voiture à l’ombre, les choses sérieuses peuvent commencer.
Apres deux alertes sur des bouts de ferrailles me voici propriétaires d’une belle nuggets de six grs.
Deux jours durant les alertes se multiplient sur de vielles boites de conserves, fourchettes, cuillers. De quoi me monter tout une ménagère.
En fait de bon terrain, je suis sur un ancien campement et la pépite trouvée a du tomber de la poche d’un mineur. Ce n’était pas la fortune, mais j’ai une pensée émue pour ce pauvre bougre.
Or

Le terrain s’y prêtant, je m’enfonce dans le bush en hors piste voir si sous d’autres cieux la fortune n’est pas plus souriante.
La conduite hors piste consiste, comme son nom l’indique à rouler hors de la piste.
Donc au bout de cinq minutes en se faufilant aux travers des arbres on se retrouve au milieu des arbres c’est à dire nulle part et partout à la fois.
Un petit objet du nom de GPS joue le rôle d’ange gardien. Sans lui la prospection moderne ne serait pas ce qu’elle est.
Aller plus loin en terre vierge et surtout revenir.
Au bout de vingt minutes à louvoyer, me voici a l’orée d’une grande plaine caillouteuse rendue inaccessible par un beau creek dont la profondeur empêche toute traversée.
Le matériel de détection sur le dos je franchis à pied le creek pour me retrouver devant l’immense plaine.
Waterloo ou Austerlitz ?
Tel Napoléon, avant d’attaquer, j’observe le terrain et déjà dans mon esprit les grandes lignes de ma stratégie se dessinent.
D’abord, plein Est.
Puis remonter vers le nord.
Surprendre l’ennemi en bifurquant vers l’Ouest.
Et fondre sur lui.
Le temps de deux tours de cadrant de la grosse aiguille d’une montre( maintenant avec le digital allez décrire ce majestueux mouvement) soit deux heures plus tard, l’or et moi on ne c’est toujours affronté.
Je dirais, si ce n’était la canicule qui m’oppresse que cet après midi ressemble à un remake de la Berezina.
Changement de stratégie.
Face à moi un mamelon d’une vingtaine de mètres de diamètre pour deux mètres de hauteurs, le sommet couronné de quelques arbustes et bon signe ceux ci entourent une résurgence de quartz appelée dans ce pays reef, qui s’ils ne sont pas stériles peuvent réserver de très bonnes surprises ! Auriferement parlant, s’entend.
A la première alerte, je creuse pour sortir un petit truc tout doré de deux grs. En fin d’après midi j’avais mes quatre pépites.
Petite anecdote. En contre bas de mon mamelon, un tronc d’arbre mort, sûrement victime de la foudre, est planté là comme une verrue au milieu de la figure. Dans ma tête défilent des images de trésor cachées sous ses racines. Je promène mon détecteur tout autours, et !!!!!
Le trésor n’est pas très gros mais bien là.
Ceci m’était aussi arrivé l’année d’avant ou dans une grande plaine constellée de petits arbustes, un arbre solitaire prônait au milieu et inconsciemment attiré par lui j’y avais découvert à proximité deux pépites.
Une autrefois encore, un arbre mort au pied d’un mamelon.
Ça sonne, je creuse, dix, vingt, trente cm, à cette profondeur il doit y en avoir pour 30grs au moins.
Résultat des courses une vielle boite de Pilchard. Pendant un instant j’avais été riche comme Crésus.
Retour vers le 4x4.
Gps en marche, fonction Return, je rejoins la piste. Direction Riccaboni Find Mine c’est à une dizaine de km, assez isolé, ce qui me laisse penser que le coin n’a pas été trop fréquenté.
En cours de route je croise une fence avec sa piste.
Petite explication : fence synonyme de clôture, et pour l’entretenir on la double d’une piste.
Pris de curiosité je me dis « je vais la suivre et arrivé à hauteur de Riccaboni je trouverais bien une transversale qui me ramènera à la mine »
Et vas-y que je roule, depuis belle lurette j’ai dépassé ma destination première.
D’après le GPS et le point sur la carte j’entreprends une grande boucle d’une cinquantaine de km mais a l’opposé de là ou je devais aller.
Ce n’est pas grave ; j’ai tout le temps devant moi et personne ne m’attend.
La piste est passée, au fil des kms, d’acceptable à passable.
Pas du tout fréquentée a part un véhicule il y a quelques jours vus les traces.
Je suis en limite du désert, sur ma droite je longe des dunes de sable rouge couvertes de spinnifex tandis que de l’autre coté les arbres prédominent.
Ceux ci autour de la piste forment de temps en temps un vrai tunnel de verdure. Bonjour la carrosserie. Malgré ma vitesse j’essaie d’éviter tant bien que mal les grosses branches et d’un coup c’est un grand boum.
Le choc me fait quitter la piste sur quelques mètres.
En surveillant trop assidûment les branches qui fouettaient le véhicule, je n’ai pas vu un tronc d’arbre qui dépassait sur la piste et qui vient de s’empaler sous l’échelle qui donne accès a la galerie.
Je m’arrête pour constater que la dite galerie à une drôle de gueule.
On redressera ce soir au bivouac.
D’ailleurs le bivouac il va falloir que j’y pense dare dare car le soleil décline.
Quelques km plus loin c’est devant un dénivelé d’une vingtaine de mètres que la piste emprunte que je décide de m’arrêter pour la nuit.
Tout seul j’hésite a prendre ce chemin par contre il n’est pas question que je face demi tour.
Ce n’est pas dans ma nature.
On verra demain.
Reef


C'est un grand plaisir pour moi de vous faire rêver.
C'est quand même mieux de le vivre

iAu petit matin, je fais un repérage de cette foutue piste qui m’a l’air plus adapté a une chèvre qu’au 4x4.
A deux véhicules le problème ne se poserait même pas.
A la limite, avec un coéquipier on met ses appréhensions de coté.
Mais tout seul, en cas de pépin c’est tout pour ma pomme.
Peut être une autre solution.
Un large plateau s’étend sur ma droite.
Déception.
Si de loin il semblait uniforme, de près, c’est tout un enchevêtrement de ravines infranchissable.
Verdict: la piste.
Première difficulté des le départ.
Un virage à quatre vingt dix degrés avec deux marches d’une trentaine de cm.
Ce n’est pas large et il y a le ravin.
Ça secoue mais je passe.
A partir de maintenant, il n’est plus question de revenir en arrière, techniquement et moralement.
J’aime bien ces situations ou la seule fuite c’est d’aller vers l’avant.
Obligé de ce surpasser, avec cette montée d’adrénaline qui nous fait dire.
« I am the king of the road. »
Plus rien ne peut nous résister. Jusqu'à la prochaine misère.
Devant moi, coté gauche, le ravin est a droite, un rognon de rocher dépasse du sol d’au moins deux pans de main.
Impossible de l’éviter la piste a été taillée sur mesure, une largeur de 4x4 pas plus.
La roue avant attaque a la vitesse d’escargot le roc, que dis je ? La montagne. Plus j’avance plus je penche.
Cela m’a toujours impressionné les dévers que peuvent supporter ces véhicules.
Tout doucement je me redresse.
Maintenant la roue arrière.
Pour vous donner une image, des quarante prochaines secondes.
Vous êtes sur un petit voilier avec un vent de force quatorze au moins avec un horizon qui se balade à la verticale ou presque et c’est l’impression que j’ai à ce moment là. Je me demande ou est placé mon centre de gravité. Puis tout doucement mon horizon s'horizontalize et moi je reprends ma verticale.
Deux autres ressauts et voilà mon calvaire terminé.
OUF !!!
J’ai décidé qu’aujourd’hui serais une journée tourisme.
Un petit break dans la détection.
Avec ce passage ma dose d’émotion est saturée.
La piste traverse une région de colline, des paysages de rêve.
On aime ou on aime pas.
Beaucoup vous diront qu’il n’y a rien à voir, que du sable, des pierres et des arbres. C’est vrai pas très folichon.
Mais ajoutez-y un brin d’ambiance et vous vous retrouvez dans le paysage le plus beau du monde.
On aime ou on aime pas. Moi j’aime.
Tout doucement je quitte mes collines et fonds de vallée pour attaquer la grande plaine du bush.
Au loin se profile un village aborigène.
Nurra Kurramano.
Avant de traverser le hameau je cache ma camera qui est fixée en permanence sur le tableau de bord du 4X4 sous une serviette. Déjà qu’ils n’aiment pas trop que l’on se balade par chez eux il est inutile d’en rajouter en se pavanant avec ses appareils photo.
La rue principale n’est pas goudronnée, en fait c’est la continuité de la piste.
Je roule au ralenti pour ne soulever que le minimum de poussière.
Dans tous les coins, des voitures les quatre roues en l’air, de vieux meubles, des maisons éventrées, un boxon pas possible.
Et au milieu de ce bric à brac une ribambelle de gosses joue.
Pas à l’aise, je ne m’attarde pas trop.
Me voici revenu à mon point de départ de la veille et c’est par le plus court chemin que je rejoins Riccaboni Find Mine.
On est en plein milieu de l’après midi, vous dire qu’il fait très chaud serait un euphémisme.
Pas un brin d’herbe, que des arbustes, des cailloux, de la terre rouge, noire.
Une terre de désolation.
Je sens l’angoisse qui monte, cela m’est arrivé quelque fois déjà. La solution, le téléphone satellite. Deux trois minutes de discussion avec la famille en France et tout rentre dans l’ordre.
Mais là perdu au milieu de cette immensité le stress est trop fort. Je plie bagage et décide de rentrer sur Laverton
Trois heures de route et la nuit tombe.
Pour les Kangourous, rien a craindre, le bullbar devant mon véhicule est largement suffisant, deux expériences en ce domaine se sont révelées concluantes à mon avantage. Ce que je crains, les bœufs, et il y en a pas mal dans cette région. Heureusement il y a un bon dieu pour les bêtes et pour moi.
Au loin les premières lumière de la ville.
Il était temps.
Reconnaissance

que c’est beau l’or

Petit fils d’émigré italien

Riccaboni

Le 4x4

Couchant sur le bush

Depuis deux jours je sillonne les pistes autour de Riccaboni. Je n’arrive pas à trouver le terrain qui m’interpelle.
Un coup il est trop comme çi un autre coup il est trop comme ça.
Jusqu’au moment, ou à quelques centaines de mètres d’une mine je trouve un coin ou sous chaque pierre devrait se cacher une pépite..
Pas mal d’arbre, je m’installe à l’ombre et déballe mon matériel.
Des trous (diggings.), des traces de chaînage, je ne suis pas le premier à fouler ce spot.
Ce qui est intéressant se sont les trous, gold or rubbish, that is the question.
La meilleure façon de savoir c’est de déblayer la terre à l’intérieur et de voir jusqu’ou le gars a creusé.
Jusqu’a cinq cm c’est à coup sur une merdouille, en dessous, presque toujours de l’or.
Sur ce trou quinze cm, le type n’est pas reparti les mains vides.
Je commence mes vas et viens, .
Pour le moment, balles en plomb, boites de conserves, agrafes.
Pour celles ci, j’ai vraiment la haine, il y en a de partout. Cela vient qu’à l’époque, pour marquer les concessions, ils plantaient des piquets en bois aux quatre coins du terrain et sur un morceau de fer blanc ils inscrivaient une suite de numéros et fixaient cette étiquette à l’aide des fameuses agrafes.
Les années passant et le bois se dégradant nos gentilles petites attaches ont retrouvé leur liberté au grand dam des détecteurs et de leurs utilisateurs.
Ce qu’il y a de bien avec la détection c’est que ton avenir il est toujours devant toi.
Si tu n’as rien trouvé les cinq dernières minutes, tu as toutes tes chances pour les cinq suivantes. Donc tu vas vers l’avant..
Après quatre heures sous la chaleur et les doux murmures stridulant de ton détecteur, il arrive un moment ou il faut que tu décompresses.
Pour certains, ils se fument un joint, d’autres, plient tout leur matériel et font un arrêt bistrot pour finir la journée. Personnellement, je philosophe.
Je refais mon monde.
Pas part, snobisme ou autre dandysme intellectuel, mais tout simplement:
Je ne fume pas et le premier pub est à cent cinquante bornes.
Un simple changement dans les tonalités du détecteur, te remet vite les pieds sur terre.
Quelque chose de ferreux non ferreux ce trouve enfoui devant toi.
Alors au boulot.
Pour les non initiés, grosso modo, le détecteur fait de la discrimination, il va te dire si l’objet enterré contient du fer ou non.
S’il en a ce n’est pas de l’or et s’il n’en a pas ça peut être de l’or.
Maintenant coté dialogue, il ne faut pas s’attendre à : « Salut, salut. On est aujourd’hui le lundi 3 octobre c’est la St Gérard, Le soleil c’est levé à 6h 15 et se couchera à 19h 27. Il est 11h AM et la température est de 32°. En collaboration avec votre détecteur nous venons de déceler à cinq cm de profondeur une capsule de canette de bière. Veuillez ne pas creuser inutilement. Nous vous remercions de votre confiance » Et s’ensuit trente secondes de pub.
Peut être dans quelques années cela se passera comme ça, mais aujourd’hui c’est.
« TUUUUUUUUuuuuUUUUUUUU » Pour les ferreux et TUUUUUUUUuuUUUUUUUU « Pour l’or
Vous avez entendu ou plutôt vu que la différence est infinitésimale.
Deux petits « u «
Les « u « représentent le sommet d’une sinusoïde.
Pour les ferreux c’est un son continu qui va crescendo jusqu’aux « uuuu » et décrescendo après
Et pour l’or c’est le même principe sauf qu’arrivé au sommet de ma sinusoïde les deux « u » sont plus brefs.
Pour faire simple, car je vois que vous êtes complètement paumé.
En musique on dirait.
Trois blanches pour tout ce qui est rubbish.
Une blanche, une noire, une blanche pour l’or. Soit, un demi-temps de moins.
Pour les pas très férus de solfège vous avez tous entendu le célèbre « Une blanche vaut deux noires » ?.
Non ???
Alors vous faites comme moi, vous creusez comme je le fais dans quatre vingt quinze pour cent des cas.
St Thomas ne croyait que ce qu’il voyait, moi je creuse sur presque tout ce qui sonne.
Ce qui m’a permis une fois de trouver, sur un signal de quatre « u » ou trois blanches, un quartz avec soixante trois grs d’or à l’intérieur.
Donc, je reviens quelques lignes plus hautes, au moment ou mon détecteur me prévenait qu’un objet non ferreux sollicitait ma bienveillance de le sortir de sa gangue terreuse.
Piochon en main, je nettoie d’un balayage du pied la surface convoitée.
Passage du détecteur, ça sonne.
Je creuse, re controle, le signal est plus fort.
Dix centimètres plus tard, silence total.
A coté du trou un tas de terre ou se trouve obligatoirement la Chose.
Vu la profondeur je n’ai aucun doute de son origine aurifère.
Et le rite tant de fois répété commence.
D’abord du plat du pied, presque nonchalamment, on fait durer le plaisir, je partage l’amas de terre en deux parties.
Un petit coup de détecteur sur les deux tas, on écarte le mauvais et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques poignées de terre.
A partir de là, le plaisir qui n’était qu’auditif devient physique.
Poignée par poignée on finit de passer la terre devant le détecteur.
Obligatoirement a un moment la main que vous présentez va déclencher le signal.
Et c’est là que ça devient jouissif.
Je n’ouvre pas la main en regardant à l’intérieur, en disant bêtement «Tiens une pépite»
Lentement, la main fermée, je fais écouler la terre dans mon autre main.
Et quel que soit son poids, lorsque la pépite passe d’un coté pour aller de l’autre, vous sentez, moment sublime, le choc qu’elle génère dans la main réceptrice.
Opération que je répète plusieurs fois simplement pour l’extase qu’elle me procure.
Tout ce roman pour deux grs d’or.
Je ne vous ai jamais dis que je faisais ça pour faire fortune..
Fin d’après midi.
Je déplace mon véhicule un peu plus bas vers le creek. Je décide d’aller sur le terrain une paire d’heure avant que le soleil ne se couche.
La rivière et large ce qui permet d’augmenter ses chances de passer là où personne n’a mis les pieds ; mais j’ai beau brasser des tonnes de sable pas la moindre molécule d’or.
En remontant vers le 4x4 je balade sans trop y croire le détecteur et.. TUUUU…….. Avec, il me semble les deux fameux petits » u ». Deux ou trois ? De toute manière je vais creuser alors deux ou trois !!!
Eh bien mes loulous !!!! C’était deux petits « u » et s’ils étaient petits, la pépite, elle fait bien ses dix grammes. Apres ces instants magiques, je remonte vers le campement.
Eh là, une dizaine de mètres plus loin !!!!!
Rebelotte. »TUUU… »
Premier geste, nettoyer la surface du sol d’un balayage du pied.
Je repasse le détecteur, rien.
Sûrement une BIPPP!!! qui traînait parterre, et comme d’habitude je contrôle toujours ce qui a mis en alerte mon appareil, on ne sait jamais on peut tomber sur un objet insolite, une pièce de monnaie ou pourquoi pas une pépite
Bingo !!!! Quinze grammes qu’elle fait.
Posée à même le sol. Incrustée d’ironstone (pierre noire).
Une beauté.
Combien de coup de pied au cul elle a du recevoir car à l’endroit ou elle est, il est impossible qu’elle n’ait pas été détectée !
Toujours contrôler.
Le soleil se couche et pour moi commence une longue nuit d’attente car il me tarde le lendemain pour ratisser le terrain.
Environ vingt cinq grammes d’or. Combien y en a t’il encore ?
Dans la soirée avec le Satphone je préviens mon ami André de ma découverte et que demain matin au lever du jour et même un peu avant, je commence à chaîner l’endroit et que je l’invite donc à venir partager cet olympe.
Cette nuit là, j’ai bien du regarder la montre au moins un million de fois. Pour être honnête disons deux millions. Des secondes qui duraient des heures. Minuit cinq minutes trente quatre secondes et si mon horloge avait eu les dixièmes ou même les centièmes je les aurais comptés.
Enfin quelques milliards de secondes plus tard, le jour se lève.
Pas de beaucoup, . Mais suffisamment pour m’inciter à aller sur le terrain.
Vers dix heures du mat, j’aperçois un peu plus bas vers le creek un 4x4 qui tourne, en rond. C’est mon ami qui à l’air de me chercher.
Je lui fais de grands gestes et il fonce vers moi.
Il m’a vu.
Malgré les coordonnées que je lui ai données, il a eu du mal à me trouver.
Apres contrôle nos deux Gps ont une différence de cent quarante mètres. Une broutille, mais dans le bush it. is very important. Vous pouvez passer à quelques dizaine de mètres de votre véhicule sans le voir.
Il est parti très tôt ce matin de Leonora à quatre cent km et c’est un peu perdu en voulant prendre des raccourcis.
Je lui montre mes trouvailles et l’endroit ou je les ai dénichées
Assis autours du feu de bois, bien calés dans nos fauteuils de camping, un gobelet de rhum dans la main, on fait le bilan de la journée. Zéro !!!
Mais ou est donc passé l’or. ?
J’ajoute du bois dans le foyer, André refait le niveau dans les verres, on n’est pas près de se coucher. Demain matin c’est la bouteille qui va avoir une drôle de gueule.
Nous aussi.
Camera

vieilles mines

Red Back

150grs d’or

25grs

Un peu d’ombre

Anti mouche

Les mouches c'est le fleau de l'Australie.
Le seul moment ou l'on est tranquille c'est en hiver(juin,juillet ,aout)
Sinon le restant de l'année c'est le calvaire.
Pour y remedier, le filet ou l'anti mouche (repelant}.
Une mini Cooper dans le bush.
Rencontre peu ordinaires.
Ici une mine abandonnée.
Remarquer l'ingeniosite du prospecteur.










l pleut, il pleut.
Ce n’est rien de le dire, il faut le voir.
Le déluge de Noé à coté, c’est de la petite bruine bretonne.
Il y a une semaine, j’ai quitté mon campement favori pour m’enfoncer plus avant vers le nord.
Toujours plus loin.
Je cherche mon El Dorado.
Plus loin vers le nord c’est s’imprégner encore plus de silence, encore plus de solitude.
Je baigne dans le bush.
Le coin est idyllique. Si j’osais je dirais que je suis en terre vierge.
Des collines à perte de vue, la végétation est dense mais cela respire le désert.
Le bush ça ne se décrit pas ça ce vie.
Je me suis installé à mi-pente d’un mamelon au-dessus d’un creek.
Un creek c’est une rivière qui ne coule que lorsqu’il pleut.
Et depuis ce matin, pas une accalmie.
De l’intérieur du 4x4 ou je me suis abrité, j’observe l’inexorable montée des eaux.
D’abord timide, un mince filet d’eau a réussit à faire son chemin dans les méandres de sable qui tapissent le fond de la rivière.
Le tapis de sable et devenu eau et maintenant un flot tumultueux de boue rougeâtre cavalcade entre les rives du creek.
Bien que celui ci se trouve une cinquantaine de mètre en contre bas, sécurité oblige je décide de me replier un peu plus haut.
La nuit tombe. La pluie n’a pas cessé.
Sous moi la terre tremble du choc des rochers charriés par les flots en furies.
Par précaution, de temps en temps j’envoie un coup de lampe torche vers le creek, histoire de suivre l’escalade des eaux.
Mais a une cinquantaine de mètres de distance, en pleine nuit et avec la densité du rideau de pluie je ne distingue rien, ce qui ajoute à mon inquiétude.
Le plus terrible dans tout cela, c’est le bruit.
La pluie sur le toit du véhicule et plus angoissant les bruits sourds du fleuve de boue qui coule à mes cotés.
Amplifié par la cécité nocturne, le chaos vous assiége, et à grands coups de boutoir vous démoli moralement.
A ce moment là, on se demande ce que l’on fait ici.
Mon paradis est devenu enfer.
Les heures passent, très lentement, trop lentement.
J’attends avec impatience qu’un soupçon de clarté éclaire les ténèbres.
Enfin le voici.
A l’image de l’aiguille des minutes d’une horloge qui n’a jamais l’air d’avancer. Oh ! temps suspend ton vol.
Le jour se lève.
pendant que j'y suis je vous presente mon loft.
La plate forme me sert de chambre/salon.
Amenagement





Le jour c’est levé.
Le moteur tourne, je fais marcher le chauffage, plus pour chasser l’humidité de l’air que le froid.
Au fur et a mesure que la lumière s’élève, je découvre le paysage autour de moi.
Point de catastrophisme.
Hormis le creek en pleine effervescence, le panorama qui m’entoure est tout à fait naturel.
Une grosse touche de soleil en moins. Quand même !
Qui dit petit matin ! Dit petit déjeuner.
Mon 4x4 est équipé pour dormir à l’intérieur, mais pour ce qui est de la cuisine c’est à l’extérieur que cela se passe.
Mais vu les trombes d’eau qui me tombent sur la tête depuis vingt quatre heures, il va falloir le réaménager occasionnellement.
Apres une heure de contorsionnement, de Put..n, C…n et Me..de, me voici prêt a faire ma popote.
Un thé
Deux thés
Trois thés
Quand il n’y a rien à faire, boire, cela occupe, mais l’inconvénient c’est qu’à l’inverse du tonneau des Danaïdes notre vessie a un fond et quand elle est pleine il faut la vider.
Surtout avec le thé et un peu plus tard la bière.
Pas question d’aller braver la tempête.
Re contorsionnement vers l’arrière du véhicule.
Une bouteille plastique.
On la coupe en deux.
Et voilà un mini WC bien pratique.
Pour les hommes !!!
Je vous raconte tout ça et n’importe quoi pour meubler car je suis resté coincé dans cinq mètres carrés pendant trois jours.
Au début de ce troisième jours, le moral est au plus bas.
J’ai bu, j’ai mangé, j’ai lu, j’ai dormi, j’ai rebu, remangé, relu, redormi.
Et j’ai même participé à un concours.
Là il faut que je vous raconte.
Troisième jours de pluie.
Six heures du matin dans le Western Australia.
Seize heures, heure française.
Comme je l’ai dit plus haut, le moral est au plus bas.
Je prends donc mon téléphone satellite. Le fil d’Ariane qui me relie au monde des hommes
C’est pour la sécurité.
Dans le bush, l’accident le plus bénin peut être fatal. Donc avec mon téléphone je peux appeler les secours en cas de besoin.
« Allô !! »
« Good Day mister of the Police. »
“Yes”
“I have a big problem with a snake (j’ai un gros probleme avec un serpent) Il m’a mordu”
“What colors”
“Yellow with blacks rayures”
“That is a Mamba”
“It is dangerous?”
“Mortal”
“What I do?”(Qu’est ce que je fais?)
« Repeat after me »
“Yes”
“Our father who are in the sky……” (Notre père qui etes aux cieux)
Je ne suis pas très sur de la traduction
Ecrit là comme ça, ç’a à l’air marrant mais sur le terrain a trois heures de route du premier village je me pose souvent la question.
Téléphone en main, antenne déployée, j’appelle mon épouse en France.
Un samedi à cette heure çi elle est a son club de lettre.
C’est pas l’académie française mais on s’y amuse bien. Culturellement parlant.
Angoisse ou pas angoisse, à trois dollars la minute il ne faut pas trop s’étendre sur ses états d’ame
« Allo ! Salut c’est moi »
« Ca va ? »
« Ouais !! » »
« T’es ou ? »
« Un peu plus loin que la dernière fois »
Ding !!! Une minute . Trois dollars. Qu’est ce qu’elles passent vite les secondes !
Suit une minute de conversation privée. Trois dollars de plus.
Bon maintenant on est plus a trois dollars prêts.
« C’est quoi le thème d’aujourd’hui ? »Là je parle du club de lettre. A chaque séance un sujet est donné..
« Pour aujourd’hui c’est trois mots à placer dans un texte »
« Ah oui !! Lesquels ? »
« Hippie.Autrefois aujourd’hui et la cuisine d’un grand restaurant. »
« C’est compliqué ça »
« Boff !! »
« Bon allez. A+ »
Hippie. Autrefois, aujourd’hui. La cuisine d’un grand restaurant.
Inlassablement, comme le tambourinement de la pluie sur la toiture du véhicule, ce groupe de mots harcèle mon cerveau.
Autrefois, aujourd’hui, hippie ……..
Mes doigts sur le clavier du computer commencent une sarabande qui durera quatre heures.





Petite interlude.
Autrefois, aujourd'hui.
Quatre heures de delire dans le bush.Coincé dans le 4x4.
« Si elle n’était pas partie, j’aurais foutu le camp de toute façon. »C'est de mon ex. que je parle
Depuis une heure je monologue avec mon cinq ou sixième WhyskeyBaby. Mes psychos comme je les appelle.
Le Bar du Zinc c’est l’arrêt obligatoire d’après travail, celui qui me permet de retardé le plus longtemps possible le moment ou je vais retrouver l’espèce de mansarde qui me sert de logement depuis mon divorce.
« Putain, déjà onze heures «
L’empafé qui m’empoisonne depuis deux ans avec son alcool passe et repasse son chiffon sur le comptoir immaculé, une façon de me faire comprendre qu’il est tard et que ça fait belle lurette qu’on est en duo.
« Angelo, un autre Baby .Comme on dit, le dernier pour la route. »
Je souris grassement de ma connerie. Lui pas du tout.
Moi je pars du principe que le client est roi.
« Dessuite monsieur Lippi »
Mon nom c’est Lippi.L. I P. P. I. Inspecteur de police deuxième échelon, pas prêt de passer le premier.Trop vieux et depuis quelques temps trop alcoolo. D’autres diront trop con
Au boulot on m’appelle le Hippie.
C’est plus facile de dire » Untel tu pars avec le Hippie » qu’avec « Le Lippi » qui aurait sûrement tourné en « Lapin « Une consœur qui te dit « Tu viens mon lapin » Ca ferait jaser dans le poste.
Du Hippie j’ai pris la dégaine, Jeans délavé, veste cuir noir que certains prétendent limite crade. Moi je dis patiné légèrement auréolé. Et les cheveux longs, noirs de jaie a une certaine époque mais devenus filasseux grisonnant avec le temps et le laissé allé.
«Tiens-y’a vos collègues qui sont au Grand Restaurant »
P’tain l’Angelo y fait des progrès depuis qu’on se fréquente c’est la première fois qu’il me dit plus de trois mots. D’habitude c’est:
Oui Monsieur Lippi.
Sur Monsieur Lippi.
« Faut bien qu’ils fassent marcher la concurrence, moi je viens chez toi eux y vont chez les autres»
« C’est pas ça que je veux dire. Monsieur Lippi. Ils ont les gyrophares »
Je me retourne, et je vois de l’autre coté de la place les lueurs blafardes et tournoyantes des deux voitures de services.
Mon vibro se met en branle. Je décroche.
»Ouais Mandoline……Au Bar du Zinc..Je vous voie…Qu’est ce qui se passe? ….Trop long? Ouais !!! Il en reste encore un petit peu…D’accord..J’arrive
« Angelo, tu marques tout ça. Passes moi la bouteille de whisky. Tu la rajoutes. »
« Oui monsieur Lippi »
Lugubre dehors. Le brouillard commence a s’installé et la lumière bleu des gyros en rajoute encore une couche.
Le Grand Restaurant c’est le resto classe de la ville. Là où le gratin aime se montrer. Il a été repris il y a quelques années par un asiatique qui a gardé l’ancienne enseigne. Soit par économie, soit pour la notoriété. De toute façon il a réussi les deux. Sauf que tout le monde l’appelle le restaurant chinois.
Mandoline est aussi inspecteur deuxième échelon, mais vu qu’il a quinze ans de moins que moi il me prend pour le chef. Vie bien rangée femme et enfants, ça plait a la hiérarchie, un de ces jours il va décrocher son premier degré.
Mandoline c’est le surnom que je lui ai donné car son vrai nom c’est Thard T.H.A.R.D et son connard de père l’a prénommé Guy.
Vu qu’on fait souvent équipe, vous voyez le topo le matin après le briefing.
« Le Hippie tu prends la Guitare »
Des fois je me demande si nos chefs sont conscients que l’on a un 9 mm à la ceinture.
« Alors Grandin on se les caille dehors»
« Faut bien des baisers chef »
« La hiérarchie mon petit. Premier arrivé, premier servi »
Avec ses six mois d’ancienneté il n’a pas fini de se les geler.
« Passez par derrière chef. »
Pour trouver l’entrée c’est pas difficile, il suffit de suivre les ordures qui parsèment le sol.
Avant de toucher la porte j’enfile mes gants. Dans le jargon de la flicaille ont dit, préservatif
Vous avez tous vu ça dans les feuilletons a la télé.
La Nana, oui parce que maintenant c’est plus les mecs qui dirigent les enquêtes, enfile ses capotes et commence à tourné sur la scène du crime. La prochaine fois regardez bien il n’y a qu’elle et son alcoolite qui sont protégés tous les autres a main nue.
J’ouvre.
Mandoline et deux gars de la brigade sont dans le couloir menant aux cuisines
« Tiens je t ai ramené le remontant »et je lui tends mon Carte Noire.
« Qui c’est le responsable ? »
« T’es le plus ancien, c’est toi »
« Merci Mandoline. C’est quand que tu vas le grimper ce putain échelon ? Que vous m’emmerdiez plus avec vos responsabilités ! »
« A voir vos tronches, je ne pense pas que ce soit une cambriole. »
Nous louvoyons entre les tables de travail, chariots et autres piles de casseroles.
Enfin nous y voilà.
Heureusement que j’étais passé au Bar du Zinc avant de venir.
Je comprends maintenant la pâleur de mes collègues tout à l’heure.
« C’est quoi ? De l’eau ?»
« Non de l’huile. »
« Et le cadavre ?«
« Le proprio »
« Vous etes sur ?«
« C’est la veuve qui l’a découvert et qui nous a appelé. Elle est à l’étage avec le docteur.»
« Bon envoie quelqu’un pour l’interyouver et pas comme des brutes, mettez y des gants. »
« A elle aussi ? »
Je mets quelques secondes à comprendre la méprise de mon collègue. Lui aussi.
Du coup l’atmosphère se dilate un peu.
« Bon ! Mandoline, on va s’occuper de la friture. »
Là ça tourne complètement au délire.
« Oh !! les gars du calme, un peu de respect y’a un cadavre »
« Pas de souchi chef »
Une friteuse, soixante cm de diamètre sur soixante dix cm de profondeur, pleine d’huile bouillante. Notre type y a été plongé tête première jusqu'à ce que mort s’ensuive.
J’espère pour lui qu’il était mort auparavant.
Maintenant il gît allongé scotché comme un colis postal sur une table de travail contiguë. La tête complètement frite. C’est comme ça que sa femme l’a trouvé, avec un détail troublant, une feuille de papier A4 épinglée sur son dos avec deux mots écris en chinois.
« Préviens chez toi que tu rentreras tard ce soir. Les autres aussi »
« Des que la police scientifique est passée, tu suis la routine »
« Et fait moi un max. de photos. Moi je me casse, c’était ton tour de service ce soir ? Non ?»
« Au fait Mandoline, d’après toi, ils vont s’en resservir de l’huile »
Je crois que le Grand Restaurant vient de perdre un client, a tout jamais.
Sur la place, Grandin c’est mis a l’abri dans un des véhicules et a éteint les gyros. Walkman sur les oreilles il a l’air d’être partis dans ces rêves de jeunes.
Je m’engage sur la Grande Rue.
Le Grand resto, la Grand rue, Place du grand Marché, rue de la Grande Armée, ça fait grandiloquent pour une petite ville. Peut être une manière de s’affirmer.
Il fait bon de marcher dans la rue seulement accompagnée par le brouillard. La fraîcheur a fini de me dégriser. Il va falloir que je pense sérieusement à freiner sur les Babys.
Chick Chick Chick Tchac tchac tchac Chick Chick Chick
Mon supplice de tous les soirs.
L’enseigne du Pharmacien.
Vous savez ces trucs en néon vert qui clignotent une fois verticalement et l’autre horizontalement.
Située à quelque chose près au milieu de la Grand rue qui est malheureusement très grande, il me faut environ dix minutes pour l’atteindre.
Dix minutes obsessionnelles.
Deux pas Chick Chick Chick
Deux autres pas Tchac Tchac Tchac.
D’ailleurs j’ai depuis longtemps réglé ma marche sur la cadence de ce tromboscope.
Je pense aux gens qui forniquent la nuit dans l’immeuble d’en face.
Un coup je te vois un coup je te vois pas.
« Chérie, tu me préfères avec les rayures en hauteur ou en largeur. »
Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac.
La lumière verdâtre s’estompe je m’enfonce dans l’obscurité et dans mes pensées.
J’appelle Mandoline.
« Guy ? Ouais c’est moi l’Hippie. Et non. Je ne te fais pas la gueule parce que je t ‘appelle guy. C’est juste que pour un futur chef je trouve que cela faisait mieux.
C’est ça je fais de la lèche. »
C’est au sujet de la feuille de papier. Mets sous sceller tout ce qui est ordinateur photocopieur et rame de papier.
Elle vous a traduit les chintoqueries ? Ah !!C’est du Japonais !!
Et alors. ?
Autrefois aujourd’hui ?
Ca nous avance guère.
Allez tchao. »
Autre fois aujourd’hui ? Je ne suis pas prêt de m’endormir ce soir.
Au loin la lumière verdâtre semble me faire des clins d’œil.
Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac
Je ne pourrais vous dire quand la pluie à cessée.
Plongé dans l’écriture de mon texte, le monde a continué de tourner sans moi.
Un coup d’œil à la pendule du tableau de bord.
Trois heures p.m
L’état du terrain autour de moi ne me donne guère envie d’aller faire un tour dehors.
Un sol complètement détrempé ou l’on doit s’enfoncer jusqu’aux chevilles, par-dessus ça vous mettez une couche de vent, qui, s’il a l’avantage de chasser les nuages, il rend passablement plus frisquet l’atmosphère.
Et toujours en contrebas mon creek plein a ra bord.
En gros, pour résumer la situation je suis bloqué ici pour une dizaine de jours.
C’est pas beau !!!
Qui n’a pas rêvé un jour de se retrouvé, solitaire, sur une île déserte au milieu de la mer ?
Robinson Crusoé nous a laissé un héritage génétique.
Et aujourd‘hui j’ai touché le Jack Pot. (l’héritage).
Mon île à moi c’est ce petit mamelon et mon océan, les centaines de km de bush qui me séparent du premier village.
Ne vous attendez pas à ce que je vous décrive une partie de pêche mémorable dans la rivière avec une épingle a nourrice trouvée dans la boite à couture avec comme ligne un fil de laine défait de mon pull en pur coton. Oui je sais, de la laine dans du pur coton ça ne fait pas très sérieux. C’est de l’humour au second degré.
Ni d’aller ramasser des papayes ou autres fruits exotiques.
Ici, pour moi, humble individu issu de notre société de consommation ou chaque geste est conditionné par la mode, la TV et l’assistanat; je suis dans le désert complet.
Mon ravitaillement, il est dans les coffres du 4x4.
Environ soixante dix litres d’eau
Une dizaine de litres de bière. A première vue cela semble beaucoup, mais ça ne fait grosso modo qu’une trentaine de canette de trente sept centilitres. A trois canettes par jour, le calcul est vite fait.
Dix jours.
Pour la bouffe pas de problème non plus.
Du riz en vois tu en voilà.
Les pates n’en parlons pas. Entre spaghettis, tortellinis, fuselinis, raviolis et gnocchis je pourrais ouvrir ici en plein milieu de rien du tout (woop woop en australien)une trattoria.
Resterais plus qu’à trouver la clientèle.
Donc coté ravitaillement pas de problème.
Les trois jours qui suivent, c’est lire dormir manger, je crois que maintenant on appelle cela le cocooning. A l’époque le farniente.
Ce matin je suis parti une petite heure pour tâter le terrain.
Le creek est pratiquement à sec. Quelques flaques dans le creux des roches, le sable lui, a repris ces droits.
La boue est quasi inexistante, le soleil et le vent ont eu raison de l’humidité.
Je pense que demain je devrais reprendre la prospection.
Pour l’instant c’est grand ménage dans le 4x4.
L’après midi c’est terminé par un super coucher de soleil. Un des plus beau qu’il m’a été donné de voir. Quarante minutes de folie.
La nuit tombe, le ciel c’est complètement dégagé.
Au zénith, la voie Lactée avec les constellations du Sagittaire et du Scorpion.
Un verre de rhum à la main, bien calé dans mon fauteuil je me laisse envoûter par ce théâtre de lucioles.

Ce matin comme les autres matins j’ai changé de maîtresse.
Des bras de Morphée je suis passé dans ceux d’Aurore.
Apres cette semaine de pluie et ce frisquet vent du sud, je retournerais bien dans les bras de la première.
Programme du jour.
Prospection.
Huit jours sans, je déprime à fond les vélos et j’ai bien du perdre trente grs d’or.Ca c’est mon coté vénal.
Petit dej : Un bol de thé, quatre sucres et un soupçon de lait.
Je sors les panneaux solaires pour recharger la batterie auxiliaire.
Prépare mon matériel de détection.
Réapprovisionne mon sac dos.
Et me voilà fin prêt à aller chercher fortune ou plus simplement à aller me balader.
La fortune en prospection ? J’ai un gros doute sur la véracité de cet état de fait.
Donc avec mon détecteur je vais me promener et advienne que pourra.
Mes pas m’emmènent tout naturellement vers le creek.
Ca descend. Et d’après les lois de la physique; tout corps lancer en l’air retombe par terre. Sauf le boomerang qui lui te revient dans la gueule.
La rivière est à mes pieds, complètement à sec. Une saignée de deux mètres de profondeur sur cinq à six mètres de large.
Apres dix minutes de crapahu parmi les branches et les racines je trouve enfin un passage.
Par endroit le sol a été complètement nettoyé de son sable, le bed rock, le lit mère de la rivière, s’étale sur des dizaines de mètres.
Le travail du détecteur est limité en profondeur.
Tout dépend de la grosseur de l’objet décelé.
Une pépite de 0, 5 grs fera réagir l’appareil jusqu’à dix centimètres et une grosse masse métallique jusqu’à un mètre.
Je vous dirais que si vous creusez un mètre dans un terrain quasiment vierge il y a de fortes chances que vous frisiez l’infarctus.
Donc bonne aubaine pour la prospection, car sans le sable, qui peut représenter une couche qui peut atteindre plusieurs centimètre d’épaisseur, l’on se trouve directement en contact avec d’hypothétiques pépites qui se seraient glissées dans les failles.
Une autre raison de me réjouir, le creek étant le collecteur de toutes les merdouilles, balles de plomb, barbelés, agrafes et autres boites de conserves qui traînent dans les collines avoisinantes. Il devient vite pénible de travailler dans de tels endroits.
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Y a de quoi devenir dingue (vous connaissez !!!)
Sauf que là a chaques fois ce sont de grands trous.
En general au bout d'une heure on remonte dare dare en jurant les grands dieux que l'on n'y remettraait plus les pieds.
Donc devant moi un beau bed rock vierge de sable.
Je délimite une zone et commence à travailler sur les petites fissures, c’est plus facile s’il y a de l’or il se trouvera à fleur de roche.
Deux alertes.
Une pépite.
A vu d’œil cinq, six grs.
Elle brillait en surface comme un sou neuf. Même pas le plaisir de creuser.
Jamais content, quand il faut creuser, on râle et quand on ne creuse pas on râle encore.
Je le sens bien ce coin. Facile à dire maintenant que j’ai fait une première découverte.
J’ausculte centimètre carré par centimètre carré. Tout en évitant de passer sur les grosses failles. Je me les réserve pour après.
Je sens un gros truc là dedans.
Pris par l’excitation j’ai shunté le repas de midi.
Rentrée vers le 4x4 au coucher de soleil.
Collecte de bois pour le feu. Pas trop envie de me préparer à bouffer.
Ce soir se sera, un bout de fromage, cornichons et une bière.
Pas très détiétique tout çà mais ce n’est pas tous les jours que l’on trouve trente cinq grammes d’or.
Ce soir je ne regarde pas les étoiles.
A la lueur du feu de bois je contemple mes pépites éparpillées sur la table de camping..




Ce matin j’ai les pupilles encore pleines de pépites.
Devant le creek, je me pose la question.
Par ou, vais je commencer ?
Je continue vers les bancs de sable en contrebas du creek ? Ou bien j’attaque directement les grosses failles ?
J’opte pour le sable.
A midi toujours rien a part une grosse fatigue.
A quatorze heures j’abandonne Complètement extenué d’avoir déplacé l’équivalent de la dune du Pilat en une demi-journée.
Je rentre au campement, bois une bonne bière
Apres une heure de farniente. Je prépare mentalement mon repas.
Des pates, du riz. Boff. !!!
J’ai envie de quelques chose de mieux.
Un bon goulasch avec des patates.
J’allume un feu de bois.
Sors la viande du freezer.
Là je lis en vous du scepticisme.
Qu’il sorte de la viande du freezer d’accord !
Mais le freezer d’où le sort il?
Ce Carnet de route n’en est pas un.
Il n’y a aucun ordre chronologique.
Cette « aventure » qui a l’air de se dérouler sur deux ou trois mois est en fait une série de petites choses qui me sont arrivées sur quatre ans.
Jusqu’à maintenant je me suis tenu dans une certaine réalité mais comme le dis l’adage : de la réalité au rêve il n’y a qu’un pasCe pas, de plus en plus fréquemment je le franchis pour mon plaisir et j’espère pour le vôtre.
Recette du goulasch façon bush.
Découpez la viande de ce que vous voulez en petits cubes parallélépipédiques (21m/m sur 28m/m) .Elle cuira plus vite.

Tranchez les oignons en fines lamelles, 3m/m d'épaisseur maxi, .Voila pour la préparation.
Prenez une casserole, que vous n'avez pas nettoyé depuis 3 jours, c'est pour récupérer le gras. Surtout ne dépassez les 3 jours, après on a un léger goût de rance

mettez-y une rasade d'huile d'olive, ajoutez les oignons et faites les dorer a feux doux.
Ajoutez la viande et faire revenir 4 a 5 minutes.
Une fois la viande saisie ajoutez une boite de tomate, sel poivre, quelques herbes et une bonne dose de Tabasco, alors là n'hésitez pas, il faut que sa arrache

Maintenant c'est le moment crucial. Le geste qui va donner au goulasch sa personnalité australienne. Ouvrez une cannette de 4XXXX(bière), vous buvez les 3 premières lampées, c'est pour enlever le goût de la capsule et vous versez le tout dans la casserole tout en remuant

Laissez cuire un certain temps et dégustez avec des patates cuites à la braise

Et bon appétit
La prospection, c’est comme d’aller à l’usine.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Personnellement je préfère quand même la prospection.
Le « petit » plus de ce loisir, c’est qu’a chaque seconde de détection vous pouvez tomber sur le gros lot.
Aujourd’hui comme hier, je descends de plus en plus loin dans le creek à la recherche du bed rock.
Mais pour l’instant c’est un grand lit de sable que je retourne.
Chaque alerte c’est un quart de mètre cube que je déplace.
Et les alertes je ne les compte plus.
Bon je crois que je vais laisser tomber.
Le découragement me gagne.
Deux jours sans rien trouver.
Plus une dizaine coincée par la pluie.
Je rentre au village..
Il est treize heures. J’ai quatre heures de pistes. Je devrais arriver avant la nuit.
Je remonte vers le 4x4.
Range les panneaux solaires.
M’installe au volant. Et vogue la galère
Surprise en arrivant au Caravan Park.
Il est complet !!!
Le gérant, compatissant, me trouve quand même une place.
Mitoyenne avec les poubelles.
Je me dis, que, hormis l’odeur, j’ai de la chance.
Je n’aurais pas beaucoup de chemin à faire pour jeter les miennes.
Il y a toujours un coté positif dans une situation négative.
Avec cette philosophie on est toujours ou presque, heureux.
Un camping complet au mois d’octobre en Australie ce n’est pas normal.
Octobre dans l’hémisphère austral ça correspond grosso modo au mois d’avril chez nous en Europe.
Donc complètement hors saison. Il doit y avoir une raison et effectivement il y en a une.
Déjà il faut que je vous explique ou se trouve Laverton.
Laverton c’est ce village de 256 ames, recensement 2001 ou une fois tous les dix ou quinze jours je vais faire mon marché.
A partir de Perth, pour mieux vous situer, vous prenez plein Est.
Six cent km plus loin vous arrivez à Kalgoorlie.
Là, direction Nord vers Leonora à deux cent trente km.
Arrivé dans ce village vous allez faire le plein de gaz oil. Boire une ou deux bières. Evacuer celles ci.
Puis vous vous dirigez plein Est vers Laverton à cent trente km de distance.
Apres Laverton, sur mille cinq cent km, il n’y a plus que du désert
Sur une carte vous comprendrez mieux

Oui c’est bien de l’or.
D’ailleurs vous avez tous entendu parlé de la carte au très Or
Bien là vous en avez une.
Bon, pour en revenir à la question. Pourquoi le camping était complet en plein mois d’octobre ? Après renseignement, il s’agissait d’une concentration de voiture pour un telethon.
Explication.
En sortant de la douche, je rencontre un quidam, pardon, en Australie et surtout dans le Western Australia on dit un cow boy.
Avec mon anglais de sixième et cinquième des années cinquante neuf, soixante. Je lui pose la question.
« You do partie of this Armada? »
“Yes”.
“And what is it”
Aimablement, il avait comprit que je n’étais pas du pays et que je maîtrisais avec peine le langage de Chatkiexpire. Il me répondit avec des mots simples.
« That is a travel for children living in hospital”
Un quart d’heure plus tard, j’étais au courrant, du quand, du pourquoi et du comment.
En fait c’est un voyage organisé avec voitures personnelles et personnalisées.
Le départ à lieu à Perth et l’arrivée à Alice Springs soit deux mille cinq cent km dont mille cinq cent de piste.
Au fait, je ne me suis jamais comment ils revenaient. ?
Chaque personne, paye sa cote part.
Chaque véhicule est un vrai panneau publicitaire, publicité payante.
L’argent est reversé à une association qui s’occupe des enfants hospitalisés.
Tout ce groupe est accompagné par un camion cuisine, genre semi-remorque, d’un camion garage et d’un camion balai.
La classe comme organisation.
Ce soir là, on eut droit a un concert country.
En vert sur la "carte"le trajet de ce telethon








L'histoire du Froggy chercheur d'or est terminée pour l'instant.
Je résume:
2001 2002 deux periodes de 3 mois consacrées au tourisme.
2004 2005 deux autres de 3 mois aussi mais uniquement pour l'or.
2007 je change de registre, 2 mois dans la recherche du sapphyr.
2008 2009 retour a l'or. en 2008 pour 3 mois et en 2009 pour 6 mois.
A venir: Si la santé le permet (Inch Alla. Comme dirait mon ami Bousouffa)
2011 toujours l'or et peut etre l'opale pour 6 mois.
2012 encore l'or ou l'opale et descente en barque de l'Adelaide River dans le nord de l'Australie,200km pendant 3 semaines en complete autonomie.nous serons 3.
Une des riviere les plus crocodilesque du pays.
Dans les temps qui viennent je vous ferez donc un petit reportage sur les suites de mes voyages.
Pas beaucoup de texte mais pas mal de photos.
Deux specimens photographies sur la Mary River pas tres loin de l'Adelaide River


Sur les plages paradisiaques de Darwin (North Territory)


nuggets


Menu
Rubriques